Di sak na pou di

“Non à l’instrumentalisation de la Femme”

Témoignages.re / 12 mars 2012

Le sujet de l’évolution de la condition féminine est bien trop sérieux et crucial pour faire avancer notre société dominée par l’homme dans bien des domaines et durant bien des époques. La société moderne laisse de plus en plus la place à l’égalité dans les couples, au travail, dans la société.

En tant que femme, ce qui m’exaspère, c’est de voir des femmes publiques qui ont réussi souvent en jouant sur des atouts propres à la Femme, se placer en victime. La condition de Femme ne fait pas de nous des victimes. Cette vision est discriminante et dégradante pour la Femme. Nous ne sommes pas victimes d’être née femme. Nous sommes femme avec les atouts et faiblesses de celle-ci, naturellement différents de ceux des hommes, mais c’est ce qui, au final, fait la complémentarité.

En politique par exemple, je lis dans la presse les complaintes de la présidente du Conseil général qui se dit victime de plus de « violence » de la part de ses homologues hommes parce qu’elle est femme !!! Je crois que nous devons sortir de ces clichés qui ne servent pas l’avancée de la cause des femmes. Dans le cas précis évoqué en politique, la "violence" des actes et coups bas commis par la femme vis-à-vis de ses collègues hommes — de façon générale — peut en réalité être parfois sans commune mesure avec la cruauté dont peuvent faire preuve les hommes. La trahison et l’impitoyable machiavélisme ne sont pas réservés aux hommes, et parfois une femme peut les manier avec beaucoup plus de dextérité ! A bon entendeur... les personnages qui se reconnaitraient doivent savoir que c’est un trait général à de nombreuses femmes politiques, nous en avons un certain nombre d’exemples ici à La Réunion.

Alors, arrêtons de prendre comme alibi la femme et sa fragilité, arrêtons d’instrumentaliser la noble cause des femmes, elles s’en porteront très bien !

Véronique Hoarau


Kanalreunion.com