Di sak na pou di

Nouvelle route du littoral : Le Viaduc est bien la meilleure solution ! Voici la preuve...

Témoignages.re / 25 novembre 2013

En plus de limiter considérablement l’impact écologique sur le récif, de diminuer drastiquement les besoins en matériaux et notamment en enrochement, et de créer plus d’emplois (ce dont la Réunion

a besoin !) la version Viaduc, contrairement aux dires de la Région, est finalement la solution la plus économique.

Petite genèse chiffrée : le marché Viaduc a été attribué au groupement VINCI/BOUYGUES à 715 millions d’euros pour 5409 m soit 132 millions d’euros du kilomètre alors que le marché Digues, attribué à leurs entités locales GTOI/SBTPC pour faire un brin réunionnais et mieux déguiser l’attribution des marchés, l’a été à 480 millions d’euros pour 3450 m soit 139 millions d’euros. Résultat des courses, la solution retenue coûte 7 millions d’euros de plus par kilomètre ! Il est clair que si Eiffage TP, le moins cher et le plus compétent dans la réalisation de tels ouvrages (exemple du Viaduc de Millau), n’avait pas ciblé le Viaduc, le duopole VINCI/BOUYGUES n’aurait pas été aussi agressif commercialement, bien que ces derniers puissent être confortés par l’assurance de leur mainmise sur l’économie du BTP à la Réunion. Ils n’ont pas pour autant présenté le meilleur rapport qualité/prix, mais ils ont juste les meilleures relations !

Sur les Digues, leur maîtrise est telle sur les sources d’approvisionnement en matériaux et sur les moyens à mettre en œuvre qu’aucune autre entreprise de TP ne pouvait rivaliser face aux deux majors locaux qui se sont de plus, une nouvelle fois, associés. Pour comprendre un peu mieux le déroulement et l’attribution d’un appel d’offres, rappelons juste qu’un appel d’offres comme celui de la Nouvelle Route du Littoral aurait été déclaré infructueux (c’est-à-dire annulé) s’il n’y avait qu’un seul postulant (seul ou en groupement). La solution pour la Région, afin de pouvoir attribuer le marché aux prestataires qu’elle avait choisis avant même d’avoir ouvert les enveloppes contenant les offres, était de solliciter l’arrivée d’un autre postulant capable de répondre à l’appel d’offres et donc d’éviter le vice de forme. Le problème de la forme réglé, la Région s’est chargée du reste...

Le groupement VINCI/BOUYGUES a ainsi pu profiter de la bienveillance de la Région pour monter son prix au grand détriment des contribuables réunionnais. De plus, la précipitation dans laquelle s’est faîte l’élaboration des marchés et la solution retenue, garantissent aux Réunionnais de ne jamais payer moins de 1,195 milliard d’euros (715 millions + 480 millions), mais leurs assurent également qu’ils paieront bien plus que ce montant au final ! Autant se rendre à l’évidence que ces surcoûts, que les deux majors mondiaux se partageront, ne profiteront jamais ni au Réunionnais ni à La Réunion.

Nous ne savons pas quels ont été les intérêts des personnes de la commission permanente ayant statué sur cette décision ou de Monsieur le Président de la Région, mais en tout cas l’empressement qu’avait la Région de signer le marché en toute hâte veut tout dire ! Ce sera là le prochain plus important contentieux de la Région pour plusieurs années

Un employé de la Région en colère


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