Di sak na pou di

Olivier Hoarau pas crédible : il brûle aujourd’hui ce qu’il adorait hier !

Témoignages.re / 4 février 2014

On sait qu’un(e) candidat(e) à un poste électif a souvent tendance à promettre monts et merveilles et à prétendre pouvoir tout changer. Olivier Hoarau n’échappe pas à ce réflexe, mais ce qui chez lui ruine toute crédibilité, c’est qu’on a affaire à un candidat qui a été maire-adjoint au Port jusqu’au jour où, brusquement, il a trouvé que tout était bon à jeter.

A partir de ce moment-là, il a développé un discours de critique systématique résumé dans le slogan radical (et ridicule !) : « Le Port se meurt ». Comme si la peste et le choléra s’étaient abattus sur la ville. Qui a changé ? La ville ou lui-même ? Était-il aveugle jusqu’au jour où, miraculeusement, la réalité se serait révélée à lui ? Etait-il sourd aux plaintes des électeurs jusqu’au jour où il aurait entendu leurs voix ? Car, en tant qu’élu de la majorité actuelle depuis 2008, ii n’a jamais, jamais émis une critique publique, encore moins manifesté son opposition par un vote.

Mais il y eut 2012 et les élections législatives : un poste de député suppléant dans la 2eme circonscription lui a été offert par Huguette Bello. Il en fut tellement transformé que dès lors ce fut comme sa carte de visite : c’est ainsi qu’il se présentait avec suffisance dans les rencontres officielles, alors qu’une suppléance n’est qu’une fonction éventuelle en cas de défection du titulaire.
Mais ce n’était que la première marche dans son plan de carrière. Ce qu’il visait, c’était le poste de premier magistrat de la ville du Port. Olivier Hoarau nouveau était né.

L’élu de la majorité toujours d’accord a laissé place à un ambitieux qui veut tout mettre à terre pour reconstruire selon ses plans. Il en perd jusqu’au sens du respect. Ainsi, lors de la dernière séance du conseil municipal, il a violemment pris à partie la conseillère municipale Martha Grimoire, l’accusant de gestion de fait et clamant son intention d’interpeller la Chambre régionale des comptes. Sans vergogne, il se permet de menacer une élue portoise qui s’est dévouée toute sa vie à sa ville.
Pour justifier son revirement et, du même coup, masquer son ambition personnelle, il dresse un tableau désastreux de la situation de la ville portuaire. Logement, aménagement, vie associative, sport, culture, rien ne va plus ! Ainsi Olivier Hoarau peut jouer au Zorro. C’est tellement excessif qu’on peut difficilement le prendre au sérieux. Combien d’observateurs, économiques, sociaux, culturels, sans compter, bien évidemment, les Portoises et les Portois, soulignent les efforts entrepris au Port dans différents domaines et les résultats obtenus ! Bien sûr, eux, ils ne briguent pas le poste de maire.

Olivier Hoarau nouveau a tellement de mal à assumer sa nouvelle posture qu’il navigue entre un discours catastrophiste et une réappropriation sans complexe des projets de l’actuelle majorité. Tantôt il parle de « ruines » ou « d’élus fantômes », tantôt il s’accapare les programmes en cours comme l’ouverture de la ville sur la mer ou la construction d’un centre funéraire. Difficile de brûler aujourd’hui ce qu’on adorait hier ! Difficile de jouer au sauveur ! A n’en pas douter, la population portoise saura voir clair dans son jeu.

 Particia Fimar
Sabine Le Toullec
Paule Wolff
Zoubert Haribou
 


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