Di sak na pou di

Ouvrir un code ne suffit pas

Témoignages.re / 23 mai 2013

Manifestement, auprès du maire PLR de Saint-André, les juristes sont plus que faiblards. Après avoir monté le lumineux coup du bilan d’activité diffusé en pleine période électorale et entraîné ainsi l’inéligibilité du maire, voici qu’on sort de la naphtaline "la commission européenne des Droits de l’Homme" disparue en 1999… il a 13 années de cela !

Outre le fait que cette commission n’existe plus (ça fait vachement sérieux de la part d’un maire qui prétend que le Conseil Constitutionnel se trompe !) ce recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH ne rime strictement à rien. En effet, la CEDH accuse un très grand retard dans des dossiers autrement importants que celui-ci. La CEDH ne va donc pas mettre la priorité sur ce dossier et le recours n’est pas suspensif. Donc le maire de Saint-André est et reste frappé d’inéligibilité.

La blessure d’amour-propre du maire de Saint-André n’est pas un dossier européen et Éric Fruteau ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Il peut désormais comparer les conseils juridiques de ses anciens amis avec ceux du PLR dont il est le vice-président… sans le moindre pouvoir.

La roue tourne et, passée la période d’inéligibilité, Éric Fruteau, pour retrouver son fauteuil de maire, devra obtenir la démission du nouveau maire et du nouveau conseil municipal. Exactement ce contre quoi il a combattu à Sainte-Suzanne, en venant soutenir ceux qui refusaient de tenir la parole donnée à Maurice Gironcel.

Futor


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