Di sak na pou di

Pharmacienne, un métier !

Témoignages.re / 14 décembre 2009

La scène se passe rue Marius et Ary Leblond, à la "Pharmacie Principale" à Saint-Paul.

Scène de douleur, scène d’incompréhension, scène de révolte. Des cris, des interrogations. Un couple regagne sa voiture. La mère de famille est victime d’un faux-pas et son genou saigne abondamment.

Heureusement, se dit le mari, il y a une pharmacie juste à deux pas. Ils s’y précipitent, sollicitent l’aide de la pharmacienne pour un pansement. Sans manifester la moindre compassion, celle-ci prend le temps de discuter un moment avec ses employés. Puis, déclare sans ambages au couple : « Allez à l’hôpital ! » Fin de non-recevoir !

Incompréhension totale de la blessée et de son mari. Puis indignation. C’est un refus d’aider son prochain en souffrance ! Et pourquoi donc, alors que la fonction d’une pharmacienne est justement de contribuer aux soins d’une personne blessée ? Et si celle-ci était un membre de sa propre famille ou du cercle de ses amis, aurait-elle agi de même ?

L’hôpital se trouve à deux ou trois kilomètres. Bafoués dans leur dignité, la blessée et son mari se retrouvent à la rue, décontenancés par une telle attitude, inadmissible de la part d’un être humain et qui plus est, d’une pharmacienne.

Apercevant une boutique-chinois, ils s’y précipitent, certains d’y trouver l’aide que la pharmacienne leur a refusée. Le boutiquier, spontanément, va quérir coton, désinfectant, pansement, et, en quelques minutes, son genou pansé, la malheureuse regagne la voiture de son mari et leur domicile.

Un grand merci à ce boutiquier ! Et, carton rouge à cette pharmacienne dont le mépris ne fait pas honneur à sa profession. E-coeu-rant ! Une suggestion : si elle ne change pas de comportement, qu’elle change de métier !

 Marc Kichenapanaïdou 


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