Di sak na pou di

Pilleurs ou prédateurs ?

Courrier des lecteurs de Témoignages / 19 août 2017

 

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Sauf quelques exceptions (« Le singe nu » de Morris DESMOND par exemple), nous nous sommes peu intéressés à l’étude de notre propre espèce. Cette distance qui nous semble séparer les humains du monde animal, est-elle pour autant justifiée ? On peut d’ailleurs se demander si la nouvelle mode scientifique comme l’éthologie ou la sociobiologie, ne serait pas un bon moyen de nous faire descendre de notre piédestal, et surtout de nous permettre de rectifier des comportements autodestructeurs.

Nous avons aujourd’hui atteint certaines limites au-delà desquelles l’avenir de notre propre espèce est menacé. Le chasseur cueilleur qui disposait d’espaces largement suffisant pour vivre sans détruire son biotope, a fait place à une humanité un peu à l’étroit sur sa planète. Il va donc falloir s’intéresser d’un peu plus près aux lois de la nature. On peut retourner la problématique de notre survie dans tous les sens, on n’échappera pas, me semble-t-il à ces lois millénaires des grands équilibres de la vie. Les lois des hommes sont soumises aux droits de l’homme, de la même manière, elles seront demain, soumises aux lois imprescriptibles de la nature. Je ne sais pas si la nécessaire sobriété qui va très rapidement s’imposer à nous, sera heureuse, ce qui est sûr c’est que nous n’avons qu’une seule planète et il va falloir faire avec.

 

François Maugis