Di sak na pou di

Pour une année 2012 meilleure

Témoignages.re / 27 décembre 2011

Une année se termine, avec, ailleurs, ses drames : ses guerres avec son lot de morts dans le monde, le "printemps arabe" avec les soulèvements de peuples et l’installation de nouveaux pouvoirs. Nous, à la Réunion, nous avons subi le feu de mains criminelles : la population et les élus se sont engagés pour que cela cesse ; nous avons pleuré des morts par attaques de requins ; six femmes ont été tuées des maris ou compagnons au comportement criminel et animal.

On peut clamer - sans se tromper - que 2011 a été une année horriblement meurtrière. Lorsqu’on analyse les situations que nous avons subies, on peut dire que le mal a été le maître mot de notre monde. Il ne fait aucun doute que les riches se sont enrichis davantage, tandis que les pauvres se sont encore plus appauvris. Seule trêve : en cette fin d’année, la mer nous a consolés avec la montée des dorades et des bichiques, même s’il n’y en a pas pour tous.

Que dire de la pauvreté ? La Corne de l’Afrique a connu une misère atroce, qui perdure.
Face à 2012, qui arrive à grands pas, avec son lot de mystère, nous souhaitons à tous les peuples meurtris de connaître enfin un peu de joie. C’est possible, car le mal ne vient pas de Dieu, mais de l’homme, qui gère mal la liberté qu’Il lui a donnée. C’est ce que disent aussi Sénèque, Epictète et Marc-Aurèle dans l’harmonie cosmique et providence : « … Pratiquement, face au mal, l’homme se demandera d’abord s’il s’agit de quelque chose qui dépend de lui. Rien de ce qui nous arrive de l’extérieur ne saurait être un mal, pas même la maladie, la souffrance, la ruine, la perte d’un proche. L’épreuve est l’occasion de nous éprouver. Nous devons savoir rendre ce qui nous a été donné, biens, santé, situation, êtres aimés et, finalement, notre corps. Ainsi, celui qui s’est détaché intérieurement de tout cela en préparant à l’éventualité de le perdre ne craint plus rien : si ce ne sont pas des maux, aucun mal ne peut lui arriver de l’extérieur. Le mal ne dépend que de nous : c’est celui que nous commettons en nous laissant entraîner à nos désirs, à nos peurs, à nos passions. Celui qui accepte de suivre la volonté divine, qui se réalise dans l’action de la providence, est libéré de toute crainte, rien de mal ne lui arrivera. La bonté et la toute-puissance de Dieu en sont les garants… »

Mais sommes-nous capables de détruire le mal en nous et le remplacer par le bien ? La question reste posée. À nous d’apporter LA réponse espérée ! 2012 est la promesse d’une année meilleure…

 Marc Kichenapanaïdou 


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