Di sak na pou di

Pour une mission de service public de transport aérien

Courrier des lecteurs de Témoignages / 27 octobre 2014

Ce 28 octobre 2014, la Région Réunion a convoqué une assemblée plénière consacrée à la « continuité territoriale » suite à la modification de la participation financière de l’État.

Se référant aux déclarations du président Chirac en date du 06 avril 2002, refusant que

« les transports soient le maillon faible de l’outre-mer », et « s’engageant à faire bénéficier les collectivités d’outre-mer d’un dispositif d’abaissement du coût des transports (…) en partenariat avec l’Europe, l’État et les collectivités locales,(…) pour les billets d’avion, mais aussi pour liaisons maritimes ou pour le fret à l’exportation »,

les associations ci-dessous,

• Devant l’impossibilité de l’État et de la Région de soutenir financièrement tous les citoyens de la République, en vertu du principe dont se réclame la « continuité territoriale » entre La Réunion et l’Europe,

• Devant les difficultés financières rencontrées par les Réunionnais pour maintenir leur lien familial avec l’Europe, destination privilégiée pour raisons sanitaires, professionnelles, studieuses, funéraires ou de déplacements contraints,

• Devant les rumeurs de perversion du marché du transport aérien par l’injection directe de l’argent des contribuables,

demandent pour un développement durable de La Réunion :

1. Le remplacement de la « continuité territoriale », mal nommée, par une aide sociale au voyage sur critères de situation de famille et de revenu,
2. L’action concertée des pouvoirs publics en vue de mettre en place une mission de service public de transport aérien accessible à tous :
• En mettant à plat la structure du prix des billets d’avion et du fret aérien (comptabilité analytique),
• En renforçant le rôle incitateur de la compagnie régionale sur notre marché concurrentiel, notamment par la mise en service de gros porteurs A380 (raisonnablement densifiés) ;
• En veillant à ce que l’ouverture non maîtrisée à la concurrence aérienne et internationale ne conduise à la perte de notre autonomie, de nos emplois et de nos choix environnementaux par la recherche pernicieuse de la seule réduction du coût du billet au profit du seul consommateur ;
3. Enfin de soutenir les vocations complémentaires de nos deux aéroports existants afin de poursuivre le co-développement des deux pôles régionaux.

Saint-Denis, le 24 octobre 2014

UCOR
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