Di sak na pou di

Pourquoi, aux prochaines élections, je voterai pour Roland Robert et ceux et celles, de tout bord, mais compétents, qu’il aura su appeler à ses côtés…

Témoignages.re / 11 février 2013

J’ai lu avec attention l’article que Philippe Lew a signé dans la presse ces jours derniers. Il y analyse la situation politique dans la commune de La Possession avec en toile de fond les municipales de l’année prochaine. Je ne vais pas reprendre ce qu’il écrit. Comment cependant ne pas dire notre accord quand il souligne que nous ne devons pas ignorer la réelle ambition de ceux qui « se voient déjà assis dans le fauteuil moelleux occupé actuellement par le doyen des maires de notre département »  ?

Passons sur le fait que le fauteuil de maire est moins moelleux qu’on peut encore le croire. Qu’ils soient de droite, de gauche ou du centre, nos maires sont aujourd’hui confrontés à des problèmes qui sont difficiles et qui les mettent à portée de gifles de ceux et de celles qui ont à tirer le diable par la queue dans un monde livré aux dieux de la consommation. Les temps ont changé. Il n’est pas nécessaire d’y insister.

Je relèverai plutôt que Philippe Lew souligne que Roland Robert « a été un bon maire, proche de ses mandants », ce qui permet de penser, toujours dixit Philippe Lew, que « ceux qui l’enterrent un peu trop vite ont tort ». Car, note ce dernier, même « affaibli par les défections de certains et pas des moindres, le maire actuel a cependant encore avec lui des élus de qualité tels M. Savigny, M. Lebon, M. Philippe Robert (pour ne citer qu’eux) et aussi et surtout son directeur des services, M. Carassou ». Philippe Lew aurait pu également citer Patrice Lauriol, un homme qui n’a pas hésité à faire passer l’intérêt de la cité avant son appartenance politique et qui joue un rôle très positif en tant qu’adjoint au maire.

Philippe Lew passe en revue ces dames — il s’agit de Miranville Vanessa, Rivière Sylviane et Ruppert Sarah — qui voudraient être tête d’une liste. Pour chacune d’elles, Philippe Lew laissera échapper un petit commentaire particulier (Miranville : « son charme fera le reste » ; Rivière : « elle pourrait compter sur le stratège politique qu’a toujours été un certain Gérard Rivière… » ; Rupert : « selon Roland Lallemand, c’est une personne très dynamique » ).

Faute d’envie (et de place), Philippe Lew ne parle pas pour l’heure de la droite et (sans, dit-il, vouloir décourager personne) termine son analyse en reprenant une personne qui se disait voyant et (qui) « avait prédit que M. Robert resterait maire jusqu’à ses cent ans ».

Habitant La Possession depuis maintenant 40 ans, j’ai vu cette commune se développer. Bien sûr, certains pourront toujours dire qu’on aurait pu faire mieux, qu’il y a ici ou là tel ou tel problème qui demeure. Elu quatre mandats durant dans la commune voisine du Port, je puis témoigner qu’il n’est pas simple d’être maire. Surtout quand, comme à La Possession, nous sommes confrontés aux problèmes posés par un territoire pentu et étendu, traversé par des ravines, coincé entre la capitale et le poumon économique de l’île. Roland Robert a su s’entourer des équipes qui ont réussi un très bon développement pour La Possession. La Possession n’est plus une commune dortoir. La Possession attire. La Possession se positionne. Et qu’on le veuille ou non, cela s’est fait avec Roland Robert.

Je m’entretenais tout récemment avec un ami politiquement engagé à La Possession. Je lui disais qu’il ne me paraissait pas gênant et surtout pas choquant qu’il discute avec Roland Robert du rôle qu’il pourrait jouer dans une commune qu’il aime et dont il souhaite lui aussi l’harmonieux développement. Comment le faire, sinon en étant ensemble ? Et je lui disais mon souhait que Roland prépare l’avenir avec une relève dont il pourrait être et qui proclamerait qu’il importe toujours de faire passer l’intérêt public avant certaines petites ambitions personnelles. Après tout ce qu’il a mis en œuvre depuis 1971, il est naturellement de son devoir de préparer l’équipe qui le relayera aux commandes de La Possession pour les années à venir. Cette équipe peut être le dernier noble combat politique d’un homme qui sait que les temps sont aujourd’hui bien plus difficiles qu’avant et que les engagements de ceux qui se sentent appelés à la tâche citoyenne ne sauraient s’identifier à une question de charme ou de stratégie gros doigt.

Raymond Lauret


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