Di sak na pou di

Pourquoi nous sommes de plus en plus malades ?

Témoignages.re / 2 juin 2014

Ce titre reprend le thème d’un article publié dans la revue : Alternatives économiques, « Santé, l’état d’urgence », n° 66 du 02/2014. La morbidité dont il est question rend compte de la situation sanitaire en métropole. Et celle de la Réunion serait des plus alarmante, si l’on se réfère au récent rapport du CESER qui alerte l’opinion et les « autorités » locales de la réalité concernant le diabète et toutes les pathologies qui en découlent : insuffisance rénale et dialyse, problèmes cardio-vasculaires, infarctus, artérites, amputations….
En ce qui nous concerne, avec la méthode du bon sens de « grand-mère » je constate auprès de mon entourage un nombre inquiétant d’AVC, et de cancer, touchant des personnes qui ne correspondent pas aux profils des personnes définies comme « à risque », sans parler des états dépressifs plus ou moins graves.

Les pathologies de l’inhibition de l’action

Comment ne pas penser au Professeur Henri Laborit (ancien chirurgien militaire) qui énumérait dans les années 80 un grand nombre de pathologies liées à l’inhibition de l’action. Lorsqu’une personne est empêchée d’agir pour différentes raisons (que nous explorerons succinctement plus tard), elle risque de tomber malade à plus ou moins longue échéance. Cette inhibition contrarie votre organisme qui initialement cherche pourtant à se maintenir en vie. Nous avons tous eu plus ou moins recours à l’inhibition pour nous aider à supporter disons notre « supérieur hiérarchique » pendant un temps, mais si la situation perdure, des mois, voire des années, à terme, ne pouvant ni fuir, ni luter la personne risque de tomber malade. Avant, cette échéance, elle peut adopter des compensations, cigarettes, alcool, sucre, chocolat, zamal, et autres addictions… pour améliorer son quotidien, ce qui peut donner l’illusion que tout va bien. On peut aussi lui prescrire du Prozac ou autres produits dérivés. Et cela sans que la personne se préoccupe des conséquences pour sa santé.

La personne peut perdre plaisir à se rendre au collège, au Lycée, à la fac ou au travail et si elle est en couple, souhaitons que les choses se passent bien.

Sauf qu’un mariage sur deux évolue vers un divorce. Toutes ces épreuves génèrent un niveau de stress qui déborde parfois votre capacité à y faire face. Souhaitons que vous ayez réussi à l’école, que vous ayez un travail et que vous soyez heureux et optimiste. L’optimisme, est un critère de bonne santé qui s’établit dès la tendre enfance. Et la santé peut être définie par : « désir, plaisir, rapport actif à l’environnement ». Une définition retenue et valorisée par le Rapport dit « de Bernis », Propositions pour une politique de prévention. En … 1982.

Pourquoi, ce rapport est-il resté dans les placards de la Documentation Française ? Notre réponse (subjective selon « grand-mère ») est que la prise en charge de la santé incombe à la médecine et aux paramédicaux dont la logique est de soigner et non de promouvoir la santé. La prophétie d’Yvan Illich serait-elle sur le point de se réaliser ? Il prédisait que la médecine génèrerait la maladie. Il serait plus juste de dire que nous nous sommes laissés déposséder de notre responsabilité concernant notre santé. Et les parents premiers acteurs de la santé et de l’éducation de l’enfant ont été politiquement ignorés et comme les enfants ne sont pas des électeurs ! De plus, les responsables politiques (élus) n’ont pas compétence de promouvoir la santé. L’augmentation exponentielle des dépenses de santé de l’assurance maladie (147 milliards) n’est pas imputée sur les budgets des collectivités, Régions, Départements et Communes. C’est ainsi que le souci de la prévention n’incombe pas aux élus. De surcroit, la gratuité des soins, qui fut une formidable conquête sociale se retourne en effets pervers de déresponsabilisation des citoyens.

La prévention commence dès la conception de l’enfant. Un ami psychiatre italien, Federico Navarro, aujourd’hui disparu disait « un enfant désiré vit dans un utérus chaud ». Cette intuition est de nos jours confirmée scientifiquement.
Aujourd’hui pourrions-nous faire en sorte que chaque enfant qui nait conserve un ardent désir de vivre ?

Devinette ! Et suggestion d’enquête

Comment s’appelle l’auteur et chercheur expérimentaliste précédemment cité qui semble faire rupture avec la médecine qui s’attaque aux symptômes sans trop s’aventurer sur les causes multifactorielles, lorsque celles-ci s’articule avec l’histoire de la personne ? Dans votre expérience scolaire ou universitaire vous a-t-on déjà parlé de lui ?
Une suggestion d’enquête : Pourquoi le Professeur, alors qu’il avait été pressenti pour le Nobel, une cabale s’est acharnée sur lui et finalement il n’aura que le « petit Nobel », le Prix Albert de l’American Public Heath Association ?

Frédéric Paulus
CEVOI St-Denis

N.B : Nous envisageons expérimentalement de proposer (avec l’aval du Rectorat !, il va sans dire !) de présenter les travaux du Professeur en se servant notamment du film d’Alain Rainais « Mon oncle d’Amérique » avec la participation des Professeurs des sciences de la vie (en Collèges) et des Professeurs de philosophie (en Lycées).


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