Di sak na pou di

Publicité infâme contre femmes

Témoignages.re / 22 mars 2015

La publicité sexiste ça me connait, je l’ai dénoncée à maintes reprises dans des courriers à la presse ou dans des tribunes pour la cause des femmes. Il faudrait presque écrire tous les jours, car on a trop souvent sur les panneaux et dans les journaux, une femme en petite tenue qui vante les qualités d’une perceuse ou d’une voiture, un achat de bijou pour la fête des mères ou toute autre circonstance.

Celle que je dénonce aujourd’hui est dans le journal TV du JIR du 21 au 27 Mars. Pour allécher les acheteurs à rapporter leurs chaussures usagées à « sport 2000 » et ainsi gagner 20 euros de remise ; le “publiciste” s’il mérite ce titre, a représenté une vieille femme bien défraichie et vulgaire qui tient du bout des doigts des baskets en piteux état, avec au – dessus, la phrase « les vieilles ça rapporte ».

Sous entendu, même une femme d’un certain âge peut encore rapporter, rapporter quoi ?…aux lecteurs de la pub d’imaginer, le pire bien sûr.

Pour moi le summum de l’indignité est atteint pour les femmes et celles d’un âge certain. La vieillesse dans notre société de consommation à tout va, est pire qu’une maladie honteuse, soit on la cache, soit on s’en moque. A croire que ceux et celles qui pondent ce style de réclames douteuses se croient porteurs d’une éternelle jeunesse qui leur évitera rides et dégâts de l’âge.

A ce propos je ne peux m’empêcher de penser au député socialiste Monsieur Lebreton, qui ne peut pas voter la loi pour la fin de vie car elle va à l’encontre de ses convictions religieuses.
Dans ces conditions, ne soyez pas législateur si votre foi vous empêche d’avoir une attitude objective sur la souffrance et la mort, sur le respect dû à tous les humains qui ne veulent pas subir des fins de vie douloureuses et dégradantes car il y a perte d’autonomie et dépendance totale aux autres. Que ceux qui veulent souffrir avant la mort le fassent, qui les en empêchent ? ils n’ont pas à l’imposer à toute la société. Le respect des croyances ne doit pas obliger des citoyennes et des citoyens à subir inutilement des souffrances qui apportent peut-être la béatitude aux saints mais une grande désespérance aux communs des mortels dont je fais partie, moi qui suis femme et d’un âge certain……

Marylène Berne


Kanalreunion.com