Di sak na pou di

« Quel prix payer pour ce crime ? »

Témoignages.re / 3 juin 2010

J’ai apprécié la déclaration du Premier Ministre, François Fillon, contre le crime d’Israël vis-à-vis du peuple palestinien. Cette déclaration de colère a été approuvée à l’unanimité par l’ensemble de l’Assemblée Nationale, en ce 1er juin 2010. Oui, pendant combien de temps encore le peuple palestinien doit-il subir les tueries du gouvernement israélien ? Alain Gresh, rédacteur en chef du « Monde diplomatique » a raison d’écrire (voici un extrait) :

« L’assaut donné le 31 mai 2010 à l’aube par l’armée israélienne contre la flottille de bateaux transportant une aide humanitaire à Gaza où 9 français sont faits prisonniers par l’Israël. Cette attaque s’est déroulée dans les eaux internationales. Elle a suscité de nombreuses condamnations, y compris de pays européens et du gouvernement français. Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères, a déclaré que « rien ne saurait justifier l’emploi d’une telle violence, que nous condamnons ». Plusieurs pays, dont la Suède, l’Espagne, la Turquie et la France ont convoqué l’ambassadeur israélien. La Grèce a suspendu des manœuvres aériennes avec Israël et annulé une visite du chef de l’armée de l’air israélienne […]
[…] La veille de cette action militaire, faisant preuve d’une préscience qui fait partie de ses innombrables qualités, Bernard-Henri Lévy, déclarait à Tel-Aviv : « Je n’ai jamais vu une armée aussi démocratique, qui se pose tellement de questions morales. » (Haaretz.com, 31 mai). Il est vrai que, lors de la guerre de Gaza, notre philosophe s’était pavané sur un char israélien pour entrer dans le territoire. […]
La seule question qui se pose maintenant est de savoir quel prix le gouvernement israélien devra payer pour ce crime. Car, depuis des années, les Nations unies ont adopté des dizaines de résolutions « Résolutions de l’ONU non respectées par Israël », l’Union européenne a voté d’innombrables textes, qui demandent à Israël de se conformer au droit international ou, tout simplement au droit humanitaire, en levant, par exemple, le blocus de Gaza. Ces textes ne sont jamais suivis du moindre effet. […] »

Ne peut-on pas faire une conférence internationale pour signer un accord entre ces deux peuples, pour qu’enfin, ils vivent en paix ?

 Marc Kichenapanaïdou 


Kanalreunion.com