Di sak na pou di

Qui du bikini ou du burkini fait la femme libre ?

Jean / 19 août 2016

Qui du bikini ou du burkini fait la femme libre ?

Comme l’écrit le journaliste Akram Belkaïd, dans une France toujours incapable d’assurer l’égalité salariale entre les deux sexes, l’ardente défense des droits de la femme passe désormais par l’exigence du dévêtement de la nageuse en burkini devenue le symbole de l’oppression masculine… musulmane !

C’est bien connu, la libre jeune-fille se bronzant en bi ou monokini, la libre joggeuse en caleçon slim lycra, la libre danseuse en jupe mini ou longue, ainsi que toutes les femmes en libre habillement (mini, midi ou maxi) sont, du seul fait de leur vêture et/ou de leur religion non-musulmane, respectées et considérées par les hommes non-musulmans, qu’ils soient catholiques, juifs, protestants, orthodoxes, agnostiques, athées, etc., comme leurs égales dans le travail, les loisirs, la rue, la maison. Surtout la maison, lieu privilégié où cette ardente préoccupation masculine de l’égalité féminine s’exprime — chacun le sait — dans un harmonieux partage des tâches qui est la marque principale de la femme française jamais morigénée, jamais humiliée, jamais battue, jamais violée ! Ah, si ? Ça arrive quand même ? Oui, mais, bon, rassurez-moi, contrairement à la femme musulmane, elle peut se baigner librement en bikini, non ?

Et pourquoi pas, au lieu de se préoccuper du métrage de tissu habillant les femmes — musulmanes ou non — s’interroger plutôt, et tout aussi ardemment, sur le besoin irraisonné qu’ont tous les hommes de censurer les femmes du fait, sans doute, de la peur atavique qu’ils éprouvent tous, croyants ou non, face à la sexualité des femmes et leur don sublime de pouvoir transmettre la vie ?

Jean


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