Di sak na pou di

René Payet, prêtre créole de La Réunion

Témoignages.re / 17 septembre 2011

Loin de moi l’idée de polémiquer avec Brigitte Croisier autour de la mort de notre regretté père René Payet.
Lorsque son livre a paru avec comme titre “Quel diable de prêtre !”, le GRAHTER (Groupe de Recherches sur l’Archéologie et l’Histoire de la TErre Réunionnaise) que je préside a fait l’acquisition d’un certain nombre d’exemplaires pour les diffuser. Puis, lorsqu’une seconde édition a paru sous le titre, “René Payet, prêtre créole de La Réunion”, notre association en a fait de même.
Et le père René Payet, souvent en présence de témoins, nous a toujours affirmé qu’il préférait la seconde édition à la première, à cause justement du titre. Nous lui avons alors posé la question de savoir que faire du restant du premier lot. Il nous a répondu de ne pas le vendre mais de le donner. Ce que nous avons alors fait. Quant au second lot, il a été épuisé, soit qu’il est venu personnellement chercher des exemplaires chez nous à la Saline, soit que nous le faisions déposer pour lui à la cure de Saint-Pierre.
Personne ne fera parler un mort. Mais la vérité reste la vérité. Sans le trahir, je puis dire qu’au fil des ans, le père René Payet a bien changé dans ses opinions…
Dans mon hommage au père René Payet, j’avais juste cité le résumé de sa vie écrit par vous.
Chère Brigitte Croisier, il n’y a pas lieu de créer de polémique ici à ce sujet. L’essentiel, aujourd’hui, n’est-ce pas d’honorer la mémoire de notre cher René Payet ?

Marc Kichenapanaïdou

NDLR : pas de polémique, juste les faits.



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  • Cher Monsieur Kichnapanaïdou,

    une question me vient à l’esprit en lisant votre texte : à quoi cela sert-il de ne pas vouloir polémiquer et puis finalement de le faire, notamment quand il s’agit d’un tel sujet ?

    J’ai l’impression que depuis le décès de René, certains essaient de dire aux yeux de tous qu’ils connaissaient le père Payet mieux que quiconque. Ou alors qu’ils ont les anecdotes les plus justes et les souvenirs les plus exacts. Pour quoi faire ?

    De source très sûre, je sais que le premier titre retenu (Quel diable de prêtre !) a beaucoup enchanté René , et quoi que vous en disiez, effectivement, le deuxième titre a été utilisé pour la publication métropolitaine pour surement ne pas froisser la sensibilité des potentiels lecteurs.

    Je finirai, et non pas uniquement pour vous Monsieur, mais pour un ensemble de personnes , en disant que chacun a des souvenirs en lien avec René qui lui sont propres. Mais surtout, ne salissons pas sa mémoire en inventant des passages de sa vie, des paroles qu’il aurait dites ou autre, dans le but de tirer à soi des couvertures qui n’ont pas lieu d’être. Il faut certes que les vérités les plus justes soient dites, il faut certes réajuster ce qui a été dit de façon erronée, mais sans pour autant chercher à en retirer autre chose.
    Les personnes les plus proches de René n’ont pas fait d’exposition médiatique de leurs liens avec lui. Ils ont perdu une partie d’eux même, mais sont soulagées de le savoir en paix et l’espèrent en bien meilleure santé maintenant (car eux, étaient là jusqu’au bout, malgré la maladie).
    Respectons cela sans chercher à "se battre" pour des broutilles. Chaque relation avec René était différente, les discussions, leur profondeur, etc, était différente selon l’interlocuteur et sa relation à René.

    Sachez juste pour finir que si René n’aimait pas quelque chose (par exemple le premier titre), il aurait pesté et crié haut et fort jusqu’à ce que le titre soit changé. Ceux qui l’ont connu le savent très bien.

    Excusez moi d’être intervenue, mais j’en ai marre de lire dans les journaux ou d’entendre à la radio tant de choses qui n’ont ni queue ni tête et qui finalement mettent les proches de René dans des états pas possibles !

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