Di sak na pou di

Réponse au détracteur de rêves

Témoignages.re / 11 mai 2010

Selon le “Petit Robert” qui ne me quitte jamais, le rêve dans le sommeil est une activité automatique excluant généralement la volonté. Pour Gérard de Nerval, « Le rêve est une seconde vie ». Pour Freüd, c’est « la Réalisation d’un désir ». Dans la vie consciente, le rêve est une construction imaginaire destinée à satisfaire un besoin, un désir, à refuser une réalité pénible.

En fait, c’est ce que j’ai fait : j’ai parlé d’un projet presque trop beau pour se réaliser un jour et je souhaitais ainsi faire réagir. Je ne suis ni technicienne, ni architecte, ni ingénieur. Je ne peux m’évader de la dure réalité que par le seul moyen en ma possession : le rêve. Je suis de ceux qui pensent que dans tout projet, il y a quelque chose de bon et que l’on n’a pas le droit de le confisquer, de le traiter comme nul ou de le rejeter en bloc.

Je voudrais (sans prétention aucune) réveiller les consciences pour que chacun garde son libre arbitre et ne se laisse pas bercer par des sirènes, qu’elles soient de Droite ou de Gauche.

Nous avons à réfléchir sur la technique qui s’inscrit dans la mission confiée à l’humanité de cultiver et de garder la terre.

Les rêves, fussent-ils les plus fous ou les plus irréalisables, ont pour but essentiel de laisser nos sens en éveil. Le problème de société que nous avons, c’est que nos élus nous font rêver pendant leur conquête du pouvoir. Je les compare souvent à des “surfeurs” qui s’élanceraient sur la crête de la vague… il est difficile d’y rester. Très vite, ils se font rattraper par la dure réalité, et pour se maintenir malgré tout, ils n’hésitent pas à piétiner les rêves, surtout ceux initiés par d’autres.

Si Martin Luther King n’avait pas « fait un rêve », Barack Obama serait-il président des États Unis ? C’est le rêve qui fait avancer l’humanité. Lorsque j’aurai fini de rêver, je ne serai plus.

Gabrielle Fontaine


Kanalreunion.com