Di sak na pou di

Sainte-Marie : la mentalité coloniale

Témoignages.re / 12 novembre 2010

L’Association "Lév la tèt Mariens" s’est positionnée pour organiser le Dipavali sur la commune de Sainte-Marie. Plusieurs mois de travail acharné, 250 marmailles des cités dites "sensibles" de Sainte-Marie impliquées, 150 autres issus de quartiers des environs. Char, podium, danseurs et danseuses professionnelles avaient été recrutés...
Du jour au lendemain, la Mairie de Sainte-Marie a pris la décision de ruiner ces efforts, et ce pour des raisons purement politiciennes. En effet, hier (NDLR : mardi), en fin d’après-midi, un responsable de la Mairie a contacté la dirigeante de l’association. Sans prendre de gants, il l’a informée que la Mairie refuserait la demande de subvention, parce que sa présidente, Bélinda Adékalom, est "contre le Maire"... C’est à dire, jugée trop proche de l’Alliance à Sainte-Marie.
Joint par téléphone, le premier adjoint Richard Nirlo a grossièrement confirmé (…). Le comité de quartier n’a pas été informé, et pour cause : il n’est vu par la Mairie que comme une chambre d’enregistrement. Cet incident est à inscrire à la longue liste des pratiques de pression et d’arbitraire qui caractérisent le système en place à Sainte-Marie, marqué par une mentalité coloniale d’un autre âge.
Les responsables de l’association maintiennent le projet, et le réaliseront avec l’aide de tous ceux qui respectent la diversité et la liberté culturelles.

Geoffroy Géraud-Legros, secrétaire de la section PCR Sainte-Marie ; Bélinda Adékalom, présidente de "Lèv la tèt Mariens"


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