Di sak na pou di

Sainte-Suzanne sur Seine

Témoignages.re / 19 avril 2010

L’actuelle politique gouvernementale conduit à gérer les écoles et les difficultés scolaires à moyens constants. Ainsi, on supprime d’un côté pour ouvrir d’un autre côté. La commune de Sainte Suzanne s’est donc ainsi vue sacrifiée sur cet autel. Pour 13 écoles que comptent la commune, cinq postes d’enseignants du primaire seront fermés à la rentrée (deux directeurs perdraient également une journée de décharge administrative) et un poste au collège. Les écoles quittent la ZEP et pour l’école de la Marine, tout dispositif d’aide. Tout cela serait justifié par de bons résultats au collège.
Mais d’un autre côté on apprend que les évaluations de CM2 de la commune, sont les plus mauvaises du département et visiblement de France, seuls la Guyane et Mayotte obtiendraient des résultats plus faibles. En ce cas, il est inutile de s’en prendre aux enseignants de CM2 qui font leur métier et ne sont pas responsables de ces résultats.
Ce n’est pas en enlevant tous ces moyens aux écoles, en fermant des classes, et dans certaines écoles pour la deuxième fois consécutive que les enseignants pourront effectuer leur travail dans de bonnes conditions. De nombreuses écoles de Sainte Suzanne sont étiquetées par le rectorat comme étant en « grande difficulté », or aucun poste de soutien ne leur est attribué. Dans d’autres communes, des écoles jugées seulement « en difficulté » ont obtenu des postes supplémentaires. Dans d’autres communes on a vu intervenir des parents d’élèves, voire des inspecteurs et ils ont obtenu gain de cause.
Il n’est pas inenvisageable que l’ensemble des parents se mobilise afin que nos enfants puissent bénéficier des mêmes chances que les autres enfants de la Réunion. Le rectorat doit effectivement renverser la tendance et doter la commune de réels moyens, faute de quoi nos enfants seront toujours les derniers.

Une maman de la commune
Sonia Delrieu


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