Di sak na pou di

Sécurité routière : la FFMC dénonce une répression inefficace

Témoignages.re / 20 septembre 2010

Comme de nombreuses antennes du mouvement FFMC (Fédération française des motards en colère — NDLR), la FFMC 974 ne s’associera pas à la Semaine de la Mobilité et de la Sécurité routière qui se déroulera du 16 au 22 septembre 2010.
Pourquoi ?

Notre mouvement existe depuis 30 ans et a toujours placé la défense des motards au centre de ses préoccupations. A ce titre, la sécurité routière constitue une part importante de nos actions et de nos propositions. La FFMC participe par exemple à la concertation sur les deux-roues motorisés (2RM) mise en place depuis plus d’un an à l’initiative du Ministère des Transports et de la DSCR. Elle y a apporté énormément, puisque l’ensemble des participants reconnait le bien-fondé de ses analyses et de ses propositions.
On pourrait donc penser légitime que la FFMC soit partie prenante de cette Semaine de la Sécurité routière dédiée cette année au problème des 2RM (deux-roues motorisés).

Cependant, malgré les efforts que nous déployons au niveau national pour faire entendre une autre voix que celle du tout répressif, le gouvernement fait preuve d’un autisme affligeant, en stigmatisant sans cesse les utilisateurs de 2RM ou en imposant des mesures dogmatiques, inutiles, coûteuses et inefficaces.
Ainsi, la seule mesure phare annoncée à ce jour, suite à la concertation 2RM, est l’instauration d’un CT cyclo pour 2011, prélude à un contrôle technique moto, alors même que ce sujet n’a jamais été abordé dans les groupes de travail, et sans discuter les arguments de la FFMC démontrant l’inutilité de cette mesure.
De même, le 13 août dernier, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a confirmé que les motards, désignés comme les « mauvais élèves de la sécurité routière », seraient désormais les principales cibles des contrôles routiers. Cette décision, qui confond volontairement victimes et responsables d’accidents, s’appuie sur une lecture plus que simpliste des chiffres d’accidentologie 2RM. 

Nous sommes très loin d’une politique favorisant le partage de la route, le développement de la formation de manière pérenne et la prise de conscience des usagers vulnérables.
Nous refusons donc de cautionner ce qui n’est pour le gouvernement qu’une opération de communication, alors que dans le même temps, les actions gouvernementales dans ce domaine ne s’appuient que sur une répression inefficace.
Pour la FFMC, la formation et la sensibilisation dans le domaine de la sécurité routière, c’est toute l’année et pas seulement une semaine par an.

Le Conseil d’Administration de la FFMC 974


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