Di sak na pou di

Tous debout pour Sakineh !

Témoignages.re / 31 août 2010

Une centaine de badauds s’étaient déplacés, samedi après-midi, pour dire non à la lapidation annoncée de Sakineh, cette Iranienne condamnée à une mort des plus immondes qui soient. Une centaine seulement : minable, honteux ! J’ai envie de crier à toutes les femmes, à tous les hommes de mon île, de quelque âge qu’elles ou qu’ils soient : levez-vous !
Vous vous agitez bien pour sauver votre bifteck, pour sauver vos avantages. Alors, levez-vous également, avec courage et sans fléchir, pour faire entendre votre révolte, votre horreur ! Vous portez tout de même bien des sentiments d’humanité en vous, non ? Vous avez de la chance de vivre dans un pays où la peine de mort n’existe plus. Mais… pangar demain !
Sakineh, hier encore, son prénom nous était inconnu. Aujourd’hui, il nous est devenu cher. Il est devenu un symbole dans le monde entier. Il est sur toutes les lèvres (mais peut-être pas encore à La Réunion).
Chaque matin qui se lève risque d’être son dernier matin. Ce serait aussi le dernier matin du monde si nous ne nous levons pas pour Sakineh, pour hurler “stop !” à crever les tympans de ses assassins, si nous restons sourds à sa détresse muette. C’est inéluctable.
Le prénom de Sakineh doit battre dans tous les cœurs. Le front du refus d’accepter sa mise à mort atroce d’enterrée vivante doit se lever, se dresser et faire barrage à l’obscurantisme. Il faut libérer Sakineh ! N’oublions pas que Sakineh croupit déjà dans une geôle depuis cinq ans.
J’ai vu sa photo à la télé. Son douloureux visage, avec ses yeux pleins de dignité. Je refuse de les imaginer crevés, sans vie. Non ! Pas un tel cauchemar !
Si nous ne nous levons pas au plus vite, si nous laissons Sakineh périr, d’autres Sakineh périront demain. Pas seulement en Iran, mais aussi dans d’autres pays et… pourquoi pas un jour ici dans notre chère Réunion ? Car, ici aussi, il y a des êtres comme vous et moi qui s’arrogent le droit de disposer de leurs semblables et de les éliminer si ceux-ci ne leur obéissent pas. Déjà trois femmes en ont fait les frais cette année. Leur seul tort : être nées femmes, femme comme Sakineh.
Réagissons vite et agissons pour sauver Sakineh ! Il ne faut pas l’abandonner. Chacun de nous a le devoir d’exiger justice et humanité. Sinon, saurions-nous nous regarder après un tel crime ? Sa mort nous serait insupportable jusqu’au dernier moment de notre vie. Les mots peuvent encore sauver la vie de Sakineh. Mobilisons-nous, avec courage, en souvenir de la mort-vengeance par lapidation dans l’Ancien Testament…

Marc Kichenapanaidou



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  • Balle de Sakineh

    Quand je te dis je t’aime
    C’est que je t’aime vraiment
    Pour de vrai… parce que tu es ma vérité
    Quand je dis je t’aime
    C’est que je t’aime toujours, tout le temps, jusqu’à la mort
    Pour l’éternité, s’il en est
    Quand je dis je t’aime
    C’est que je t’aime indépendamment de tes défauts ou de tes qualités.
    Pas relativement, mais absolument.
    Cette illusion cette fiction, cette fusion, seul un Dieu pourrait la révéler… n’est-ce pas ?
    Et pourtant, l’amour n’a pas d’autre figure que celle de l’infidélité… de l’incrédulité ou de l’ éphémérité…
    Je vous demande pardon de vous laisser entendre que je suis la seule à aimer… Vous me direz : « qui fait l’ange, fait la bête… »
    Qu’il faudrait être bête pour avoir un électron pareil en tête.
    Oui… je suis bête… suffisamment bête pour vous dire que ce n’est rien d’autre que l’intelligence de l’amour :
    Accepter d’être bête, une fois rien qu’une fois mais une fois pour toutes…
    Parce qu’en amour, il n’y a pas, il ne peut y avoir de second degré…
    L’amour infini, fou, absolu… ça ne peut être que du premier degré…
    C’est une lettre qui a été retrouvée dans la poche de Sakineh.

    http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20de%20Sakineh

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