Di sak na pou di

Trois femmes puissantes

Témoignages.re / 11 octobre 2011

Trois femmes, prix Nobel de la Paix ! Trois femmes puissantes, dirai-je en référence au titre d’un livre de l’écrivaine d’origine africaine Marie N’Diaye.

En couronnant, le vendredi 7 octobre dernier, trois figures emblématiques, le comité d’Oslo du Prix Nobel de la Paix a choisi de rendre hommage à la femme d’abord, à toutes les femmes qui influent sur le cours de l’histoire de leur pays, qu’elles soient la Libérienne Ellen Johnson Sirleaf, 72 ans, première femme élue à la présidence d’un pays africain, qui plus est un état créé au XIXe siècle par des esclaves affranchis venus des Etats-Unis d’Amérique ; sa compatriote Leymah Gbowee, la quarantaine, la « guerrière de la paix » qui a combattu la barbarie dans son pays, alors qu’elle est contrainte de vivre en exil au Ghana ; ou la journaliste yéménite Tawakkol Karman, 32 ans, l’héroïne du soulèvement populaire arabe, qui a dédié son prix à tous les activistes arabes, aux musulmans et aux femmes. C’est une première.
Ces trois femmes ont donné tout leur temps, ont lutté corps et âme pour la cause des pauvres et des opprimés de leurs trois pays. Les cœurs de milliers de personnes de leurs peuples vibrent de joie et d’espoir nouveau. D’ailleurs, sitôt distinguées, les trois nobélisées se sont empressées de dédier leur récompense à leur peuple respectif.
Interrogeons-nous : quand les dictateurs des pays sanguinaires cesseront-ils de martyriser leurs peuples ? Quand les pays riches cesseront-ils de se boucher les yeux ? Quand les hommes finiront-ils par dire que la vie humaine est sacrée ?
Bravo à Alfred Nobel (né en 1833 - mort en 1896) et que le prix qui porte son nom – au travers d’institutions académiques – perdure ! Ce prix attribué chaque année aux auteurs de contributions remarquables dans des domaines aussi différents que la physique, la chimie, la médecine, la littérature, les sciences économiques, depuis 1969, récompense aussi les hommes et les femmes qui oeuvrent pour la paix.
Et dire que, pendant ce temps-là, le Dalaï-Lama n’est pas autorisé à quitter son pays ! Quelle tristesse !

Marc Kichenapanaïdou


Kanalreunion.com