Di sak na pou di

Trop de taxes et impôts tuent

Témoignages.re / 19 novembre 2013

Trop de taxes et impôts tuent le pouvoir d’achat des consommateurs. Il faut savoir que depuis 2007, sous l’ère de M. N. Sarkozy, 205 taxes et impôts ont été créés ou augmentés (voir sur actuwiki.fr/politique). Le but était soi-disant de renflouer les caisses de l’État. Ce qui n’a pas empêché qu’à l’heure actuelle, elles soient toujours vides. A partir de 2008, la crise financière mondiale passant par là n’a fait qu’amplifier ce phénomène. Les finances publiques vont de plus en plus mal et il faut que l’État trouve de l’argent tous les ans pour éviter une faillite et d’être mal noté par les agences de notation. Dernièrement, tout le monde a constaté que les impôts locaux ont augmenté : taxe d’habitation, taxe foncière, taxe sur les ordures ménagères, taxes d’équipement, etc.

Il faut savoir que la taxe foncière sur les propriétés bâties pèse de plus en plus lourd sur le budget des ménages. Celle-ci a bondi de 21% depuis 2007, soit deux fois et demie plus que l’inflation et plus rapidement que les loyers. Une aubaine pour les collectivités locales. Nos représentants locaux ont dit au plus vite dans les actualités que ce ne sont pas eux qui ont augmenté toutes ces taxes, mais que c’est l’État qui a revu à la hausse la base de calcul de celles-ci, ce qui est vrai ! Notre président actuel n’a pas trouvé mieux. Voilà les taxes et impôts qui ont augmenté : la TVA sur la restauration, la bière et le tabac, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, l’augmentation des impôts sur le revenu des foyers dont les revenus dépassent 150.000 euros par la création d’une tranche supplémentaire à 45%. Concernant cet impôt, le plafond du quotient familial a été abaissé de 2.000 à 1.500 euros par demi-part.

Par ailleurs, il y a eu l’augmentation de la Contribution sociale généralisée, du Remboursement de la Dette sociale, de la taxe sur le transport aérien, de la TVA sociale. En voici d’autres : le plafond pour les successions et donations sans imposition est passé de 159.500 euros tous les 10 ans à 100.000 euros tous les 15 ans, le plafond des frais professionnels déductibles de l’impôt a été abaissé, la réforme des retraites prévoit la hausse des cotisations salariales.

Par ailleurs, la TVA concernant les aides à la personne, les cours à domicile, les travaux de jardinage et les aides informatiques est passée de 7% à 19,60% au 1er juillet 2013 (voir décret du 19/06/13). Une taxe concernant les propriétaires occupants est à l’étude. Ainsi, pour éviter le favoritisme fiscal par rapport aux propriétaires qui n’habitent pas leur résidence principale et qui la louent, cette taxe prévoirait d’imposer les propriétaires qui habitent leur bien et qui ont fini de le payer (rapport du Conseil d’Analyse économique 2013). Mais où allons-nous ? Ainsi, l’inégalité s’installe de plus en plus de notre société. Toutes ces augmentations de taxes et impôts ne servent à rien, car le déficit de l’État ne cesse de se creuser, et malgré toutes ces augmentations, il n’y a aucun signe d’amélioration des finances publiques. Tout est fait pour sauver les banques surtout la banque européenne. Nous constatons qu’avec le système économique actuel, les pauvres deviennent plus pauvres, la classe moyenne s’appauvrit et est en train de disparaître, qu’enfin, il n’y a que les très, très riches qui s’en sortent. Pendant ce temps-là, la baisse de 30% des salaires de nos gouvernants a été déclarée anticonstitutionnelle et n’est pas appliquée, les sénateurs ont refusé que leur prime de chauffage de 4.300 euros par an ne soit diminuée alors qu’ils gagnent entre 4.000 et 6.000 euros mensuels.

Bientôt, en 2015, après les élections régionales, nous aurons des conseillers communautaires (futurs conseillers des communautés de communes) qui seront tous vice-présidents et toucheront deux fois plus d’indemnités, car lorsque l’on est vice-président, l’indemnité est doublée, et pour pouvoir les payer, une autre taxe viendra s’ajouter aux taxes locales existantes, qui sera la taxe inter-communauté. Voilà, ce n’est pas fini ! Nous n’en pouvons plus de toutes ces augmentations et nouvelles trouvailles. Ce n’est pas comme cela que nous sortirons de cette crise financière. D’autres solutions existent d’après des économistes atterrés qui ne sont pas à la botte des politiques, ni du monde de la finance mondiale.

Gabrielle Marie

Saint-Denis


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