Di sak na pou di

Tu ne voleras point !

Paul Dennemont / 1er août 2016

Les histoires de voleurs sont légion au cinéma, au théâtre, et à travers la chanson. Qui ne connait pas ces brigands légendaires et populaires que sont Robin des Bois, Louis Mandrin, ou Arsène Lupin - et moins connus, sans doute, ceux des mers comme John Evans, Henri Avery, ou encore Barbe Noire. S’agissant des chansons, il me vient en tête, « le voleur de pervenches » de Bourvil, « Au voleur » de Charles Aznavour, ou encore « Les p’tites femmes de Pigalle » de Serge Lama. Il y aussi Jacques Brel, Claude François et bien d’autres encore qui en parlent dans leurs textes. A La Réunion nous avons Simicoudza Simicourba, dit « Sitarane », ce célèbre voleur - assassin avec son inséparable complice « Saint-Ange », mais aussi le « voleur canard », cette magnifique chanson très imagée de Jules Joron, et il y en a plein d’autres.

Eux, sont beaucoup moins légendaires et poétiques. Ce sont ces voleurs en chair et en os qui sévissent aux quatre coins de l’ile, pourrissent le quotidien des Réunionnais et alimentent régulièrement la rubrique des faits divers de la presse locale. Du moins quand on les attrape. Il s’agit de ces voleurs de coffre-fort, de bijoux, les voleurs d’autos, les voleurs d’animaux, de cabris, de coqs, les voleurs de tablettes, de Gsm, et j’en passe. Et je ne parle pas des violences qui accompagnent ces vols, et les traumatismes qu’ils occasionnent. A cela s’ajoutent, avec l’irruption des nouvelles technologies, et internet, les cyber-voleurs.

Et ce n’est pas tout. Dans la sphère politique, il y en a aussi. Ceux qui s’approprient sans scrupules, les projets et idées de leurs ex-camarades, ou encore ceux qui, jouant à Arsène Lupin, piquent les fichiers ! Eh oui, ça existe . Des délits que malheureusement notre système judiciaire, à ce qu’il parait, n’est pas encore parvenu à ce jour à bien cerner la nature.

Ce 30 juillet, c’était la journée internationale de l’amitié à la quelle j’adhère. Mais envers des malandrins, on ne peut éprouver malheureusement que de la répulsion. Seigneur, aie pitié d’eux, ai-je envie quand même de dire.

Paul Dennemont


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