Di sak na pou di

Un silence assourdissant....

Témoignages.re / 1er août 2014

Quand j’étais en classe de troisième dans un collège de la région lyonnaise, la directrice, lors de la journée de la déportation, nous avait montré des photos des camps de concentration.
Nous étions horrifiées, des monceaux de cadavres dans des fosses communes gigantesques, des hommes et des femmes hagards, squelettiques en costumes rayés figés dans l’attente de la mort.
Images terribles de la folie humaine d’une idéologie se targuant de sa supériorité. Nous sommes le 31 Juillet 2014, le territoire de Gaza est bombardé depuis le 8 Juillet par l’armée israélienne.

23 jours de conflit, 1.330 Palestiniens morts, une majorité de femmes et d’enfants donc de civils, plus de 7.300 blessés en majorité également de civils, des écoles de l’ONU bombardées, la centrale électrique en ruines, la mosquée dévastée...
La population de Gaza est dans une véritable souricière pendant que le monde entier palabre inutilement et que les réservistes de l’armée israélienne arrivent en masse pour « finir le travail ». La communauté internationale toujours prompte à parler de sanctions, notamment contre la Russie, ne bronche pas. Le gouvernement socialiste français interdit même certaines manifestations de soutien au peuple palestinien.

Depuis des décennies, l’Etat israélien se comporte en toute impunité en augmentant sans cesse le nombre de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens en violation des décisions de l’ONU, en maintenant un blocus inhumain qui prive Gaza de ses choix économiques et sociaux. Tout le monde a vu à la télé les soldats israéliens bloquant les citoyens palestiniens pendant des heures à tous les « check-point », contrôlant chaque allée et venue.
Laisser faire ce qui se passe à Gaza, c’est être complice d’une opération de destruction massive d’une population.
Dénoncer les agissements du gouvernement israélien ce n’est pas être antisémite, ce que les médias se plaisent à affirmer, c’est condamner une politique guerrière d’invasion d’un territoire où vivaient pourtant en harmonie des populations différentes jusqu’à la création de l’état d’Israël.

 Marie-Hélène Berne 


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