Di sak na pou di

Un SMIC à 1700 euros et la rengaine des conservateurs !

Témoignages.re / 4 avril 2012

Les revoilà ! Ils prennent prétexte de leur crise qui n’est qu’une arnaque, pour nous servir la même rengaine : « Vous n’êtes que de doux rêveurs, ça vous passera avec l’âge ! » Ou encore : « Le SMIC à 1700 euros va ruiner notre économie et alourdir la dette. »
D’abord quelle dette ? Est-elle légitime ? Faut-il continuer à dépenser l’équivalent du budget de l’Education nationale chaque année, pour enrichir des rentiers, sous prétexte qu’avec des gouvernements complices, ils se sont mijoté quelques lois sur mesure, pour pomper des intérêts sur les dépenses des états ?

Nos travaux montrent au contraire que non seulement le SMIC à 1700 euros n’est pas une utopie, mais qu’il s’agit d’une mesure économique urgente pour ne pas être mangé à la sauce Grecque…
Il est temps de mettre de l’air dans l’économie !
Nos économistes sont tout aussi compétents que ceux qui conseillent Hollande, Sarkozy et Bayrou et qui touchent des royalties de la banque Rothschild et d’autres lobbies financiers. Voir le "Monde diplomatique" du mois de mars sous le titre : "Les économistes à gages sur la sellette, conflits d’intérêts et connivences médiatiques"...
Comment peut-on continuer à présenter ces économistes comme des experts indépendants, ces "fadas du libéralisme" qui occupent en permanence les médias pour manipuler l’opinion dans le but de faire accepter à des millions de travailleurs de survivre avec 1000 euros par mois. Quand ce n’est pas moins, pour les flexibles, les précaires, et les temps partiels imposés.
Heureusement nous sommes de plus en plus nombreux à connaître vos plans et notre histoire sociale !

Déjà, avant l’abolition de l’esclavage les "gens dits réalistes" répétaient sans doute cette "rengaine-réac" : « L’esclavage a toujours existé et il existera toujours : vous ne changerez rien… S’il nous faut payer les coupeurs de canne et les cueilleurs de coton, nous allons droit à la crise économique ! »
On les "comprend" ! Les premiers capitaux qu’ils stockaient et jouaient à la bourse de Londres provenaient de la traite des esclaves.
Jean Ziegler, attaché à l’ONU (1) rapportait que : « dans la seule année 1793, les profits nets d’une seule plantation de la Jamaïque s’élevaient à plus de 1.500.000 livres. »
Et c’est bien grâce aux capitaux accumulés dans les colonies, sur la sueur et le sang des esclaves, que l’Europe a pu financer son industrialisation.
Industrialisation qui allait jusqu’à exploiter les enfants dans les mines ! Mais quand les luttes sociales se développaient pour mettre fin à cette honteuse exploitation, la presse patronale entonnait la même rengaine qu’aujourd’hui : toujours le même chantage à la faillite. Idem pour les congés payés gagnés par le Front de gauche… Pardon ! Le Front Populaire. C’était pourtant la crise à ce moment-là !
Quand dans les années 30 les militants de la CGT (alors unitaire), les communistes et les socialistes avaient formé le projet qu’un jour, chacun pourrait accéder gratuitement à une médecine de qualité, la "rengaine réac" entonnait ce refrain : « impossible, un joli rêve de joyeux utopistes d’extrême gauche ! »
Mais cette partie de la droite qui dans ces années-là encensait l’Allemagne, et déclarait préférer Hitler au Front populaire, allait déchanter ! A la Libération, le Conseil national de la Résistance imposa au Général de Gaulle l’institution la sécurité sociale. Et pourtant le pays était ruiné !
Que dire aussi des Grèves de 1968 qui obtenaient une augmentation du SMIC de 30%...
Nous verrons dans un prochain article qu’il est possible d’augmenter le SMIC et aussi d’aider les PME à supporter cette augmentation. L’argent existe, il a tout simplement changé de mains... Nous y reviendrons. (À suivre)

Didier Le Strat

(1) Jean Ziegler "Les nouveaux Maîtres du monde et ceux qui leur résistent"


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