Di sak na pou di

Une dette de 1.692 milliards ! À qui profite le crime ?

Témoignages.re / 7 novembre 2011

Des candidats à la Présidentielle tombés dans la marmite du libéralisme agitent la dette comme un épouvantail !
Mais ils se gardent bien de répondre à cette question zappée par les médias et oubliée dans le débat des Primaires du PS : “Par quels procédés en est-on arrivé là ?”. C’est une longue histoire !
Tant que le général de Gaulle soucieux de la souveraineté de son peuple était au pouvoir, impossible pour les rois de la finance de spéculer et de s’enrichir sur la dette du pays…
« La politique de la France ne se joue pas à la corbeille », disait le vieux général !
Malheureusement, après son départ, les loups entrèrent dans la bergerie : Georges Pompidou (ancien Directeur général de la Banque Rothschild) devient président de la République.
Avec Valérie Giscard d’Estaing, son Premier ministre, ils réussissent le 3 janvier 1973 à faire voter la loi 73-7. Cette loi précise dans son article 25 que « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ».
En clair, ce texte interdit à la Banque de France de financer le Trésor public pour construire les écoles, les routes, les ponts, les aéroports… investir dans le tissu industriel... Il faut savoir qu’avant le vote de cette loi, forte de ses réserves d’or, la Banque de France pouvait battre monnaie ou prêter à l’État sans intérêt.
Au milieu des années 70, on trouvait déjà dans la bande à Giscard : Michel Pébereau, devenu PDG de BNP Parisbas, et Jean-Claude Trichet, l’actuel patron de la Banque centrale européenne (BCE)…
Ces hommes avec leurs amis néolibéraux ont tout simplement privatisé l’État pour affaiblir ses prérogatives au profit des marchés financiers.
Mais à partir du moment où l’État est obligé d’emprunter aux banques et aux investisseurs privés (en leur versant des intérêts), il perd la plus grande partie de ses pouvoirs au profit des financeurs. Ainsi, cette loi permet aux banques et à leurs actionnaires de ponctionner des milliards sur les investissements et les équipements vitaux du pays en toute légalité…

Résultat : En 2012, les intérêts de la dette pris sur nos deniers et versés aux banques s’élèveront à 48,8 milliards. Plus que le budget de la Défense (autour de 36 milliards) et équivalent à celui de l’Éducation nationale (à peine plus de 50 milliards).

En fait, dans leur nouvel ordre « libéral », « leur modernité ! », nos impôts servent à enrichir les patrons de banques, leurs actionnaires, et donc des rentiers… Au total, c’est un détournement de richesses d’environ cinquante milliards d’euros (chaque année) au profit des plus riches, sans menaces, ni coups de feu ! Soit l’équivalent de 1 million 388.888 emplois à 3.000 euros par mois (cotisations sociales patronales comprises), de quoi rénover nos services publics et offrir des centaines de milliers d’emplois aux PME !
Il faut savoir que cette loi de 73 a été entérinée au niveau européen par le Traité de Maastricht en 1993 (article 104) et confirmée dans le Traité de Lisbonne par son article 123. Ceci avec la bénédiction des partis socialistes d’Europe… Peut-on encore faire confiance à l’aile droite de cette gauche qui accepte ces textes de loi qui organisent cette forme de mondialisation ? Mondialisation au service exclusif des féodalités financières qui joue contre les peuples au moins-disant social ? A méditer !

Didier Le Strat


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