Di sak na pou di

Une fumée blanche,… le pape nouveau !

Témoignages.re / 18 mars 2013

Ça y est, Rome a un nouvel évêque et le monde un nouveau pape, François 1er. Ou François tout court, puisque justement il est le premier du nom, - nom qu’il a choisi en hommage à saint François d’Assise. Treize jours après la renonciation de Benoît XVI, les 2/3 au moins des 115 cardinaux électeurs convoqués la veille en conclave n’auront pas été longs à parvenir mercredi soir à se mettre d’accord sur la personne du nouveau pontife. Si ledit conclave aura duré plus que pour l’élection en 2005 de Benoît XVI, qui avait eu lieu en 24 heures, la fumée blanche aura tout de même été infiniment moins longue à apparaître sur le toit de la Chapelle Sixtine que pour celle du successeur de Clément IV, qui s’était étalée de novembre 1268 à septembre 1271.

Le jésuite argentin Jorge Mario Bergoglio, qui est entré dans sa 77e année depuis le 17 décembre, est un sagittaire. Donc, un combattant endurant, dont l’arme la plus invincible sera sans nul doute le sacrifice. Le premier acte pontifical du nouveau Pierre fut de demander aux fidèles massés sur la place Saint-Pierre de Rome de prier pour Benoît XVI. Ce qui témoigne de son humilité. Quelle reconnaissance ! Avant d’obtenir le silence et l’indulgence de tous, pour se prosterner et encore prier.

On dit que le 266e pape sorti de la Chapelle Sixtine est un pape inattendu. Et on apprend en même temps que lors de l’élection précédente ce cardinal du bout du monde était à quasi-égalité avec le cardinal Joseph Ratzinger pour l’emporter, avant de demander à ses pairs de ne plus voter pour lui. Mais son destin l’aura aujourd’hui rattrapé, puisque Benoît XVI, qui est entré par la grande porte au panthéon de l’Église catholique de Rome avec son sage choix de la renonciation, n’aura duré que huit ans, et que ce retour de situation montre que le Saint-Esprit œuvre inéluctablement et indépendamment, avec patience et persévérance.

Moins âgé que son prédécesseur d’une décennie, il était pourtant le plus vieux des candidats. On le dit moderne, proche du peuple, bref… jeune.

Les chrétiens ont donc leur pape nouveau pour célébrer les cérémonies pascales dans une quinzaine de jours. La montée vers la victoire de Pâques aura été un chemin d’amour, ainsi que le reflète le carême chrétien. Une haute mission attend notre pape américain, eu égard aux innombrables et importants défis de notre monde d’aujourd’hui. Toutes nos prières, pour que son pontificat soit bénéfique, à la hauteur de nos espérances !

Marc Kichenapanaïdou


Kanalreunion.com