Di sak na pou di

Une rentrée perturbée !

Témoignages.re / 26 août 2017

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Report de l’accueil des élèves, 150 enfants en situation de handicap privés d’AESH, « taties » en nombre insuffisant en maternelle, inquiétude et manifestation des parents, enseignants sur le grill… ces conditions de rentrée scolaire ont pour origine la baisse du nombre de contrats aidés.

Voyons le cas des ATSEM (fonctionnaires territoriaux de catégorie C pour celles et ceux qui ont réussi le concours) : l’article R-412-127 du Code des Communes stipule que « Toute classe maternelle doit bénéficier des services d’un agent communal occupant l’emploi d’agent spécialisé des écoles maternelles et des classes enfantines. Cet agent est nommé par le maire après avis du directeur ou de la directrice.

Son traitement est exclusivement à la charge de la commune. Pendant son service dans les locaux scolaires il est placé sous l’autorité du directeur ou de la directrice. »

Et c’est tout ! Il faut lever l’ambiguïté du texte et comprendre qu’un agent communal peut exercer cette fonction dans plusieurs classes d’une école maternelle et que cela n’implique pas l’affectation d’une ATSEM par classe. Cette mesure relève des maires en fonction du profil de la commune, des moyens financiers.

Or, dans l’académie de La Réunion, nous en avons l’habitude et c’est tout à fait normal car leur présence est rassurante et indispensable à la vie d’une classe, en particulier chez les plus petits.

Nous aurons certainement une « rallonge » de contrats pour apaiser les tensions cependant il y a fort à parier que, l’an prochain, compte - tenu des déclarations de la ministre du Travail, et s’il n’y a pas d’anticipation politique, nous revivrons cette situation. Et peut-être même avant puisque certains contrats prennent fin en décembre. A moins que les promesses de donner la priorité à l’Education et à l’Outre-Mer formulées par le Premier Ministre ce jour ne changent la donne. Pour un temps…

Quelle est la solution ? Inciter les « taties » à passer le concours ? Recruter encore plus de contrats aidés ? Dans tous les cas nous nous heurtons à un écueil : la situation financière des communes aggravée par la baisse des dotations de l’Etat.

Et les enseignants de maternelle dans tout ça ? Vont-ils devoir encore une fois faire avec et s’habituer à une situation devenue courante dans d’autres académies : le partage ou l’absence d’ATSEM ?

Voici venu le temps des vaches maigres ?

Anthony Payet
Secrétaire du SNE-FGAF 974


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