Di sak na pou di

“Une seule race, la race humaine” !

Témoignages.re / 19 août 2010

Depuis quelque temps, après lectures ou à l’écoute des informations, il vous reste parfois un sentiment répugnant qui vous porterait, sans trop d’efforts, à admettre que nous reculons, comme par une fatalité de l’histoire.

En effet, sous les divers colonialismes, grossiers par nature, vampirisant au mieux de leurs intérêts, les colonisés ont attendu longtemps avant de pouvoir sortir des tenailles de l’esclavage et des exclusions.

Les hommes de pouvoir et les plus grandes philosophies d’alors ont admis l’esclavage comme une institution naturelle et nécessaire. Ce serait ainsi que tous les barbares étaient esclaves de naissance, bons pour rien d’autre que l’obéissance !

Même s’il est admis que le christianisme a évité de bouleverser brusquement les usages divers remontant aux origines de l’antiquité, il n’en reste pas moins qu’il énonça des principes pour l’amélioration de la condition des esclaves et pour les amener vers une libération. Cette nouvelle religion proclamait en effet l’amour du prochain et l’égalité de tous les humains devant Dieu. (réf : Nouveau Dictionnaire biblique-1983).

À grands pas, nous voici en 2010 où l’on peut s’interroger sur des formes modernes de cet abominable système d’oppression...

Pour la part européenne, française, etc., aurions-nous oublié notre commune nature, notre communauté d’essence et de surcroît que nous sommes devenus riches par abus pour partie, hors coopération ?

Quoi qu’il en soit, les faits sont là, têtus. S’agissant de nous, nous autres, Réunionnais au sang-mêlé..., fraternels : soyons fiers, véritablement, de notre distinction arc-en-ciel, car nous sommes un peu en avance dans cette époque de “l’abolition de l’espace par le temps”.

Profitons-en pour faire barrage aux pesanteurs et aux racismes d’où qu’ils viennent et pour gagner en hauteur...
Il nous arrive parfois de répliquer, à juste raison : “Nous lé pas plus, nous lé pas moins” ! Alors, rayonnons par nos valeurs morales acquises en commun et résistons dans le cadre des lois de la République !

Enfin, pour résumer, permettez que je vous soumette ce court extrait de presse relatif à un grand français convié au Panthéon. Voici !
“LA FRANCE MÉTISSE
[...]- C’est, enfin et surtout, le mulâtre victime du racisme, le descendant d’esclave, le témoin de la traite négrière, bref le symbole même du métissage de la France qui, avec Alexandre Dumas, est reconnu à la place qui devait être la sienne : au cœur de notre identité nationale. [...].(Lundi 2 décembre.)”. Ref : (réf : “Le Monde”-Sélection hebdomadaire-Samedi 07/12/2002).

Joseph Mondon

(Les Avirons)



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  • A. Dumas victime du racisme : c’est archi-faux ; je suis prof. de Lettres et il m’a toujours été caché par l’histoire littéraire que cet écrivain était le descendant d’un esclavagiste de St-Domingue, il faut chercher pour l’apprendre, ou comme moi, avoir vu des classes en Afrique Equatoriale avec des portraits de lui accrochés aux murs, là où on se serait attendu à trouver des portraits de Césaire ou Senghor ! Je suis toujours très satisfait quand je constate l’étonnement de mes élèves lorsque je leur dit que l’auteur des Trois mousquetaires était métis ! L’une des femmes de C. Baudelaire, Jeanne Duval, était métisse et le poète ne s’en plaignait pas toujours : le XIXème s. a tellement "intégré" les mulâtres qu’il fallait le savoir pour les reconnaître !

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