Di sak na pou di

Violences faites aux femmes : Non à la République de l’Indifférence

Témoignages.re / 29 novembre 2012

La mauvaise foi n’a pas de limite quand il s’agit d’Huguette Bello et de Monique Orphé ! Soi-disant chantres de la lutte contre les violences, elles viennent de décréter, à ma grande surprise, que les marches blanches étaient « banalisées ».

Mais Madame Bello, vous oubliez que vous étiez présente au rassemblement qui a eu lieu le 18 octobre dernier à Saint-Louis au lendemain d’un quadruple meurtre…

Quant à la dame Orphé, elle semble avoir la mémoire courte puisqu’il y a à peine 15 jours, le 10 novembre, elle participait à une marche blanche en la mémoire de Joshua Dain. De plus, à la veille de ses déclarations fracassantes, elle chauffait le siège d’un canapé en Seine Saint-Denis à l’occasion des 8èmes rencontres Femmes du monde contre les violences faites aux femmes.

Drôle de conception de la lutte contre les violences faites aux femmes pour deux personnes qui estiment que les marches blanches sont banales… Ce qui était impératif pour vous hier est donc devenu inutile aujourd’hui !

Bien sûr qu’il faut un arsenal répressif pour dissuader ce genre de violences. Bien sûr qu’il faut des structures d’accueil pour les femmes victimes violences. Bien sûr qu’il faut des téléphones portables pour les femmes qui se sentent en danger. Et même, pourquoi ne pas financer ces dispositifs sur les réserves parlementaires qui vous sont grassement attribuées ? Vous feriez au moins œuvre d’utilité publique !

Mais doit-on pour autant décréter que les marches pour la paix et pour la mémoire des victimes sont inutiles ? Mesdames Bello et Orphé, vous n’avez pas été élues pour diviser, mais pour rassembler. Je refuse cette République de l’Indifférence que vous voulez nous imposer !

Jenny M


Kanalreunion.com