Di sak na pou di

Vous avez dit bilan ?

Témoignages.re / 10 février 2010

Je viens de lire le compte rendu de la conférence de presse donnée par les conseillers régionaux sortants éventuellement reconduits (ou éconduits ?).
A part les appréciations qui, comme chacun sait, ne sont pas le reflet d’une réalité, mais un ressenti reposant sur des impressions et de l’irrationnel, quel est le regard jeté sur le bilan ?
A croire que pour exister, il ne suffit que de critiquer. Un peu léger comme attitude politique.
Les critiques portant sur les pseudo dérives budgétaires de la route des Tamarins, du Conservatoire à rayonnement régional, provenant de quelqu’un qui a été en charge des grands projets lorsqu’il était à la Mairie de Saint-Denis est pour le moins surprenant. Car lorsqu’on évalue un chantier, il y a toujours des impondérables. Tous ceux qui ont fait construire leur maison le savent : il y a des clauses de réévaluation des prix. A combien était estimé le feu Pôle Océan ? Ok pour 7 million d’euros, mais quel aurait été son prix final ?
Voir critiquer le tram-train par un ex-adjoint d’une commune qui a demandé haut et fort le passage de ce même tram-train sur son territoire (surtout après l’effondrement du pont de la rivière Saint-Étienne), c’est plutôt déconcertant. Comment peut-on vouloir un tram-train quand on est conseiller municipal ? Ne pas vouloir ce même tram-train quand on est conseiller régional ?
Lire que l’on a sacrifié la construction de la nouvelle route du littoral par quelqu’un qui était aux commandes de la Région (par accident, certes), et qui n’a pas laissé son empreinte dans ce dossier, cela donne à penser. Tout comme l’intervention sur le tourisme. Là aussi : quelles réalisations ont-elles été faites entre 1993 et 1998 ? Le plus déconcertant, c’est l’allusion au nombre de pêcheurs et de bateaux qui serait en baisse. Mais lorsqu’il y a eu une rencontre du parti dans lequel siégeait cette députée européenne, un congrès qui s’est tenu à La Réunion — il semble que la presse n’ait jamais fait état de cette baisse.
Un autre élu municipal monte au créneau contre le SAR, en déplorant l’inégalité des possibilités de déclassement de terrains. Déclasser pour quoi ? Certainement pas pour y construire du logement social puisque cette même commune s’est vantée, par son maire, de ne pas respecter les obligations légales en la matière.
Bien sûr, on peut critiquer. Mais ce serait nettement plus judicieux de faire reposer ces critiques sur des réalités, des chiffres et non sur des impressions.

Kora-ly Payet


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