Di sak na pou di

Yves Mont Rouge en campagne : Éditos délirants et réalité

Témoignages.re / 30 janvier 2010

Il suffit de lire les éditos du nouveau rédacteur en chef du “JIR” depuis quelques semaines pour le constater : il est entré en campagne électorale ; personne ne sera surpris : chassez le naturel, il revient au galop ! Le journaliste politique du “JIR” est bien entendu parfaitement libre de ses opinions. Mais ce qui est navrant et même pathétique, c’est qu’il n’hésite pas à fabuler, à travestir la réalité et parfois même à énoncer des contre-vérités pour servir un commentaire. On se souvient qu’il y a quelques mois, déçu de ne pas voir JP Virapoullé conduire la liste UMP, il a inventé une hypothèse et lancé une rumeur sur le nom d’une tête de liste pour l’Alliance. On se souvient aussi que lors du sommet de Copenhague, il avait inventé toute une histoire et tenter de faire croire la région avait financé le déplacement d’une forte délégation alors que la collectivité n’avait missionné qu’une seule personne.
Et dans son édito de mercredi, il essaie d’ironiser sur la gestion du personnel à la Région, laissant entendre que le président de la Région n’applique pas pour le personnel de la collectivité les principes proclamés. Pas de chance pour le journaliste, s’il y a bien un domaine qui démontre que la Région concrétise ses engagements, c’est bien en matière de gestion du personnel : elle a accompli un effort colossal en matière de résorption de l’emploi précaire qui a permis d’intégrer dans la fonction publique territoriale la quasi totalité du personnel ; elle est largement en tête de toutes les collectivités réunionnaises. C’est ce qui explique que les mouvements sociaux intervenus récemment ne portent que sur des “primes”. Alors, quand le journaliste déforme la réalité pour essayer de faire croire à une gestion du personnel à la région qui serait rétrograde, il a tout faux. Qu’il cite une collectivité à La Réunion qui a un taux de personnels titulaires équivalent à celui de la région … On peut faire les commentaires qu’on veut, mais ils doivent se fonder sur des faits et non des approximations ou inventions. Le journaliste est-il capable de ce minimum de rigueur, même et surtout en campagne électorale ?

Koraly Payet


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