Di sak na pou di

Zamal ou le mal qu’on se fait

Témoignages.re / 5 octobre 2010

Zamal. Le mot contient un autre mot, qui l’explique — si besoin était. Oui, notre zamal contient le mal. Qu’on se le dise !
Qu’on l’appelle zamal, gandia, ganja, cannabis, haschisch, marijuana, chanvre indien ou tout simplement herbe, qu’on l’utilise pour ses soi-disant propriétés thérapeutiques, raison pour laquelle la Californie, par exemple, vient de voter pour (on dit qu’il calme la douleur, les rhumatismes, soigne les insomnies, désinfecte, cicatrise, etc), que de soi-disant artistes soutiennent qu’ils y trouvent l’inspiration, qu’on prétende qu’il procurerait des sensations agréables, de plaisir, de bien-être, de détente, voire d’ivresse ou d’euphorie, bref, qu’il désinhibe et fait planer, nous n’avons pas pour intention d’entrer dans la polémique : on en a tellement parlé, depuis longtemps, et ce n’est pas fini, pour encore longtemps. Il faut se dire que nous n’approuvons aucunement leur consommation. Car, aussi répandue soit-elle dans la population, la consommation de ces drogues (puisque c’en est !) est nocive. Le fait que leur dépénalisation ne soit plus à l’ordre du jour en France est par contre une bonne chose.
Zamal ou autre, on le cultive bio dans sa cour ou sur son balcon de nos jours (les gendarmes viennent d’arracher « 600 pieds de zamal à la maison » au Plate Saint-Leu, titre un quotidien), car il rapporte gros. Oui, le mal, les maux, la mort sont aussi un commerce qui rapporte gros. Mais sont avant tout un commerce destructeur.
En effet, d’aucuns s’accordent à affirmer que le zamal, tout comme n’importe quelle autre drogue (et qu’on ne nous parle pas de drogues douces et de drogues dures !), est dangereux pour la santé. En consommer altère l’attention, atteint la mémoire au point où on peut la perdre et modifie la perception, entraîne la perte de motivation, perturbe les facultés. Sans compter que cela peut provoquer des intoxications, après avoir endommagé les fonctions respiratoires. En tous cas, expose à un risque bien réel de dépendance psychique. Les conséquences sont d’abord comportementales, car la toxicité de la drogue dévaste les neurones du système nerveux et en modifie le fonctionnement, déclenchant des effets secondaires à plus ou moins brève échéance. Citons seulement quelques méfaits et non des moindres : crises d’angoisse, insomnie, stress, palpitations cardiaques, syndromes paranoïaques.
Combien de drames (accidents, meurtres, etc) n’impute-t-on pas au zamal et aux drogues en général ! Avant de détruire des familles, des sociétés, les drogues détruisent en premier le corps de celui qui les consomme et les adule. Or, qu’on le sache, nous sommes dépositaires de notre corps. Nous n’avons pas le droit de le dégrader. Nous avons le devoir d’en prendre soin, avant de le confier un jour ou l’autre à la terre qui nous a vus naître…

Marc Kichenapanaïdou



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  • Alors battez vous d’abord pour pénaliser l’alcool et les cigarettes sans parler des médicaments (qui débilisent plus qu’ils ne soignent pour certains cas)... Car ceux-ci sont des drogues AUSSI... ah mais j’oubliai, en france on produit du vin et autres alcools, on fabrique des cigarettes taxées à 85% (j’appel ça des dealers peux scrupuleux) et notre industrie pharmaceutique nous vaccine dés qu’il y’a une alerte à la grippe avec des produits qui, maintenant nous le savons, ne sont pas sans conséquences contrairement à ce que notre chère ministre Bachelot à bien voulu faire croire...

    Tous les produits cités ci-dessus sont du même type et l’alcool est le pire de tous, bien loin devant le zamal (rdv dans les centres de toxicologie, demandez aux personnel soignant ce qu’ils en pensent). Ce n’est pas parce qu’une loi existe qu’elle est bonne...
    De plus, chacun fait ce qu’il veut de son corps, je ne sais pas ou vous avez été chercher que "Or, qu’on le sache, nous sommes dépositaires de notre corps. Nous n’avons pas le droit de le dégrader. Nous avons le devoir d’en prendre soin, avant de le confier un jour ou l’autre à la terre qui nous a vus naître…" Vous avez vue ça ou, dans une religion ou une loi ? depuis quand une personne qui tente de se suicider est condamnable pour cela ??? Cela n’est que votre opinion, et en tant qu’éditorialiste vous devriez le savoir, nous ne sommes pas en dictature ! Vous avez le droit de le penser mais certainement pas de manipuler les gens avec de fausses informations telle que celle cité juste avant...

    vous vous trompez de combat, mais c’est votre droit

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  • Entièrement d’accord avec ce cher Marc Kichenapanaïdou, un brave, que dis-je, un héro des temps modernes.

    Je ne reviendrai pas sur le coté médical et les "soi-disant" vertus thérapeutiques. Soi-disant que ça aiderai les malades qui souffrent de traitements lourds, de sclérose en plaque, de maladies incurables ou de douleurs insupportables. Tu parles... Une bande de drogués, oui !

    Et au diable ce qu’en disent les médecins, les spécialistes et autres études "scientifiques" qui fleurissent depuis 20 ans. On nous la fait pas à nous. C’est pas parce que des mecs ont fait des années de recherches dans leur domaine qu’on va les écouter pour autant. Ce qu’ils écrivent ces "médecins", ces "chercheurs", c’est bourré de mots compliqués, et c’est souvent en anglais. Mais de toute façons, on ne les lis pas ces études marc et moi. On a pas besoin de ça pour nous faire un avis et encore moins pour le crier haut et fort.

    Je vous vois déjà arriver avec vos grands airs : "mais voyons ! L’alcool est aussi voir plus toxique", "on a pas encore montré que la prise de cannabis entrainait des effets graves sur la santé", ou encore "le cannabis ne semble pas entrainer de grosse dépendance physique", ...

    Hé ! Ho ! Ho ! ... C’est moi qui parle là. Si vous voulez dire quelque chose, écrivez votre propre commentaire. On s’entend plus écrire par ici. Où en étais-je donc ?
    Sur le point de vue moral et sociétal, marc est encore une fois en plein dans le mille ! C’est vrai quoi, si un type fait un accident de la route alors qu’il était sous l’effet du cannabis, c’est le cannabis qui en est la cause. Le fait que le conducteur drogué soit un imbécile irresponsable pour pouvoir prendre le volant sous l’effet d’un stupéfiant n’a absolument rien à voir là dedans.

    Même topo pour la conclusion de marc. Notre corps, on a pas le droit de le dégrader. Non ! notre corps ne nous appartient pas. C’est la loi qui le dit d’ailleurs, on a pas le droit sous peine d’être poursuivi de faire tout ce que l’on souhaite avec notre corps, comme par exemple ingérer des substances prohibées par l’état.

    Quelle liberté peut-on alors avoir si l’on ne dispose même pas de droits sur notre propre corps ? Oh ! Vous avez bientôt fini avec vos questions ?

    Lisez ce que marc vous dit voyons : vous devez rendre votre corps en bon état à la terre, comme chez rent-a-car. Sinon, ça va barder ! Bon Ok, je sais, la terre n’est pas un être vivant doté de conscience et même si c’était le cas, elle se moquerait probablement de ce qu’on peut bien faire avec notre corps. Et oui, c’est vrai : qu’est ce que ça change pour nous, l’état dans le lequel on rend notre corps à la Terre, vu qu’a ce moment là on sera mort ?

    Tsss ! vous lisez vraiment tout au pied de la lettre. C’est une image, une métaphore. C’est poétique. Marc est un artiste et il montre bien qu’on a pas besoin de substances stupéfiantes pour écrire un chef d’oeuvre.

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