Images de notre Histoire

Notre idéal : améliorer les conditions de vie des Réunionnais

Image de notre Histoire : meeting de victoire des Cantonales de 1982

Témoignages.re / 23 mars 2012

La photo publiée le 21 mars dernier dans notre journal est l’occasion pour Julien Ramin de rappeler ce qu’était le degré d’engagement des militants et des dirigeants des organisations syndicales et politiques dans la lutte pour améliorer les conditions de vie de la population.

Julien Ramin apporte les précisions suivantes au sujet de la photo n°361 de la série "Image de notre Histoire" parue le 21 mars dernier.
On reconnaît de gauche à droite : Marc Pothin, Maurice Labenne, Julien Ramin, Roger Hoarau et Angélo Lauret.
Marc Pothin, camarade aujourd’hui décédé, petit planteur de Grand Bois, avait participé à la bataille de la Petite Île en 1967. Cela lui valut d’être arrêté par les gendarmes puis emprisonné.
Maurice Labenne est un syndicaliste qui était à l’époque responsable du PCR dans le Sud. En 1983, il est devenu adjoint d’Élie Hoarau à Saint-Pierre. Il était recouvreur de "Témoignages" et sa 4L immatriculée 33 LHL était bien connu dans le Sud.
Roger Hoarau coordonnait la campagne dans les 4 quartiers du 1er canton de Saint-Pierre. Une permanence était alors située dans chacun de ces quartiers.
Angélo Lauret, que l’on ne présente plus, était un petit planteur. Il a fondé la CGPER, s’est formé à l’école des luttes du parti puis est devenu président de la Chambre d’agriculture. Angélo Lauret était aussi adjoint de Christophe Payet à la Petite Île.

Julien Ramin ajoute que, comme tout militant, Marc Pothin, Maurice Labenne, Roger Hoarau et Angélo Lauret ne se battaient pas pour une place ou un poste, mais pour un idéal : améliorer les conditions de vie des Réunionnais.
Notre camarade rappelle que jusque dans les années 90, les Réunionnais menaient leurs combats de manière unanime au travers de plusieurs organisations : les planteurs dans la CGPER, les ouvriers dans la CGTR, les femmes dans l’UFR, les enseignants dans le SNI dirigé par Raymond Mondon, les jeunes avec le FJAR à la tête duquel se trouvait Élie Hoarau.
Avec le PCR, tous se retrouvaient régulièrement pour analyser la situation. « C’est là que nous avons appris et compris » dans des rassemblements qui commençaient à 9 heures du matin et se finissaient à 23 heures : « on revenait armés pour affronter le pouvoir, et pour informer la population ».


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