L’invité(e)

« Inscrire le combat de la jeunesse réunionnaise sur un plan international »

Camille Maillot, présidente de l’UNEF Réunion

Céline Tabou / 31 décembre 2010

Camille Maillot a participé au Festival mondial de la Jeunesse en Afrique du Sud, pour représenter la jeunesse et rencontrer des jeunes d’horizons différents, des jeunes venus du monde entier.

Pourquoi avoir accepté de participer à ce voyage ?

- C’est l’occasion de représenter la jeunesse, et rencontrer des jeunes d’horizons différents, des jeunes venus du monde entier, qui ont parfois un passé proche du nôtre. Et cela nous permet de comparer les objectifs de cette jeunesse mondiale dans un contexte économique, social et historique difficile, permettant à nous, les jeunes Réunionnais, de trouver des pistes pour développer notre île. On pourrait se croire seuls à rencontrer le chômage, la pauvreté, la précarité, mais en fait on se rend compte que la jeunesse, même sur une autre échelle, rencontre les mêmes difficultés que nous.

Que pensez-vous du WFYS ?

- Je suis ravie d’être là, car c’est l’occasion d’échanger des idées, de trouver des points de vue différents, et surtout d’acquérir une plus grande ouverture d’esprit. C’est l’occasion de rencontrer des jeunes qui n’ont pas vécu les mêmes expériences, et de voir des situations économiques, sociales et politiques difficiles, comme ce que vit le peuple de Saharawi occidental (occupation par le Maroc de 80% du territoire Saharawi). De ce fait, je me sens très concernée par ce qui se passe, d’autant plus qu’il s’agit d’une situation complexe dans le sens où il s’agit d’une ex-colonie qui colonise. Ce festival permet de voir qu’il existe de nombreux combats à mener dans différents domaines. D’autant plus que la richesse des thèmes, des populations et horizons nous enrichit. Parce qu’à La Réunion, on parle beaucoup de brassage culturel, et ici nous sommes au cœur d’un brassage culturel et ethnique qui nous permet d’aller vers eux, de comprendre leurs combats, leurs histoires, et de voir que de nombreux jeunes rencontrent les mêmes difficultés que nous, bien qu’à un niveau différent.

Qu’est-ce que vous attendez de ce festival ?

- Le festival se passe en Afrique du Sud, est un symbole, car proche de nous, cela nous permettra de développer des relations amicales et économiques avec les Sud-africains. C’est l’occasion d’aller vers les peuples, et d’échanger des idées et des expériences qui nous apportent non seulement sur le plan syndical, politique, mais aussi humain. J’attends beaucoup, acquérir une connaissance plus pointue sur des faits d’actualité, comme la Palestine, Cuba, le Vénézuéla, le Vietnam et la Corée du Nord. Mais également, aussi et surtout, inscrire le combat de la jeunesse réunionnaise sur un plan international.

Propos recueillis par Céline Tabou


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