L’invité(e)

« Je préfère me concentrer sur la charge de travail qui m’attend »

Vanessa Marimoutou, volontaire du progrès au Botswana

Témoignages.re / 5 novembre 2009

À 29 ans, Vanessa Marimoutou est responsable culturelle à l’Alliance française de Gaborone, capitale du Botswana. Un pays d’Afrique australe, voisin de l’Afrique du Sud. Cette diplômée de l’Institut d’administration des entreprises de Saint-Denis vit ainsi sa première expérience professionnelle en tant que Volontaire du Progrès.

Qu’est-ce qui vous a motivé pour devenir Volontaire du Progrès ?

- Le choix s’est fait assez facilement. J’ai suivi un master international des activités touristiques et culturelles à l’IAE de Saint-Denis l’année dernière. J’avais du mal à trouver du boulot et ma tante m’a parlé des Volontaires du Progrès. J’ai donc pris contact avec l’AFVP (Agence française des volontaires du progrès). Parmi les missions que l’AFVP m’a proposées, j’ai choisi le Botswana. Un pays qui m’attirait, d’autant plus que j’ai eu l’occasion de présenter un exposé sur ce pays à l’université.

Quelle est votre mission au Botswana ?

- Voilà un an que je suis responsable culturelle de l’Alliance française de Gaborone, la capitale du Botswana. Je m’occupe de l’organisation des événements culturels, de la promotion de la langue et de la culture française, mais aussi de la promotion des autres pays présents au Botswana : Cuba, le Congo, le Brésil, l’Inde, les pays lusophones... Je travaille avec les ambassades, et j’organise ainsi des soirées tous les derniers vendredis du mois, ou encore des projections gratuites de films. J’ai organisé aussi cette année la fête de la musique qui a rassemblé plus de 1.700 personnes. Gaborone est une ville qui veut vraiment se développer sur le plan culturel. Je tiens à ajouter que l’un des points forts de ma mission consiste à développer les échanges entre La Réunion et le Botswana, avec des échanges d’artistes qui ont d’ailleurs eu lieu avec le groupe Ziskakan.

Il vous reste encore un an de mission à assurer. Mais à mi-parcours, que vous apporte déjà cette expérience ?

- Un enrichissement personnel et professionnel, la découverte de nouvelles cultures et une capacité à assumer beaucoup de responsabilités. Quelque part, ça me rend fière. C’est la première fois que l’on me confie autant de responsabilités et que je peux compter sur un directeur qui me fait confiance.

Comment envisagez-vous l’avenir ?

- J’ai le choix de prolonger ma mission ou de m’insérer dans la vie professionnelle. Aujourd’hui, je ne m’en préoccupe pas encore. Je préfère me concentrer sur la charge de travail qui m’attend. Le directeur de l’Alliance française de Gaborone délègue beaucoup car il porte aussi la casquette de chargé de coopération française à l’ambassade.

Propos recueillis par Edith Poulbassia


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