L’invité(e)

« La situation économique et sociale nous oblige à faire de la question de l’emploi la priorité des priorités »

Larissa Imoucha, suppléante dans la 6e circonscription

Témoignages.re / 5 juin 2012

"Témoignages" a choisi d’interviewer les suppléants des candidats aux législatives afin que les électeurs puissent mieux connaître ces femmes qui ont choisi de s’engager auprès du Parti Communiste Réunionnais afin d’œuvrer pour le développement de La Réunion. Larissa Imoucha se présente comme suppléante aux côtés de Maurice Gironcel dans la 6e circonscription.

Pourriez-vous nous parler de vous et du parcours qui vous a amené en politique ?

- Je vis et j’ai grandi à Sainte-Marie, dans le quartier de Bois Rouge. Je suis secrétaire-comptable à la CGTR et je milite depuis plusieurs années maintenant au sein de différentes associations. L’engagement de ma mère a bien évidemment contribué à cette culture militante, d’abord associative, syndicale et maintenant politique mais également la volonté de faire avancer les causes communes car c’est une manière de faire avancer notre pays et un gage d’épanouissement humain certain.
Le passage à l’engagement politique s’est fait dans un contexte économique et social qui ne cesse de se dégrader et particulièrement pour les populations déjà fortement touchées, je compte parmi elles, les jeunes, piliers pourtant de l’avenir.
Parce que je pense que les jeunes ont beaucoup de choses à dire, qu’ils sont trop peu entendus et que chaque Réunionnaises et Réunionnais peut apporter sa pierre à la construction de la Réunion de demain, je me suis engagée il y a un an, au sein de l’AJFER. Les défis que nous avons à réaliser sont énormes et je souhaite y apporter ma modeste contribution. Aujourd’hui et sur la base d’un projet, je suis aux côtés de la population, avec Maurice Gironcel, dans la 6ème circonscription pour que la Réunion puisse bénéficier d’un député capable de défendre les intérêts de la population.

Quelles sont les valeurs et les mesures que vous souhaitiez défendre en vous engageant aux côtés du PCR ?

- On peut dire beaucoup de choses du Parti Communiste Réunionnais mais il y en a une qui est indéniable : c’est le seul parti à la Réunion, à avoir réfléchi sérieusement, par lui-même à ce que devrait être la Réunion de demain. C’est le seul parti à défendre des projets et propositions ambitieuses pour l’avenir de notre île. D’ailleurs, à droite comme à gauche, beaucoup aujourd’hui reprennent à leur compte les idées émises par le PCR, je pense notamment à l’autonomie énergétique.
La situation économique et sociale nous oblige à faire de la question de l’emploi la priorité des priorités. Mais ça ne doit pas être qu’un mot d’ordre, ou qu’une bataille pour donner à des gens de l’emploi. C’est un combat pour l’emploi décent, celui qui permet de vivre, dans la dignité et de se projeter dans l’avenir. Pour résoudre le problème du chômage il nous faut des mesures d’urgence bien évidemment, mais aussi dresser des perspectives pour la création d’emplois. Cela passe par la création d’activités et donc la mise en place d’un projet de développement complet pour notre île. Le projet que je défends aujourd’hui aux côtés de Maurice Gironcel répond à ces exigences.

Pourquoi selon vous, les députés du PCR seront les mieux à même de défendre les intérêts des Réunionnais et des Outre-mer ?

- Les grandes avancées nationales en faveur de la Réunion sont venues des députés réunionnais issus du PCR. Cela s’explique, je pense, par la logique de fonctionnement du parti, comme je l’ai rappelé ci-dessus. Nous nous sommes débarrassés de la Droite au plus hautes instances de l’Etat, héritons d’une île sinistrée sur bien des points et devons faire face désormais aux espoirs ambitieux, exigeants mais légitimes du peuple. Des engagements ont été pris par le nouveau président de la République et je suis convaincue que le respect de ces paroles nécessite pour leur réalisation dans le concret, des députés progressistes à l’instar de Maurice Gironcel, prêt à défendre les intérêts de la Réunion et de sa population, avant un parti national.

Propos recueillis par CF


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