L’invité(e)

Le développement du Sud doit se faire dans une cohérence globale

Collectif pour le développement de la micro–région Sud

YVDE / 12 février 2010

Le Collectif pour le développement de la micro–région Sud a tenu, le 10 février 2010 à Saint-Pierre, une conférence de presse où il se félicite qu’après « immobilisme et incohérence », le Sud commence à cueillir les fruits de la création de l’aéroport de Pierrefonds et de la route des Tamarins. Mais il note que le développement de la micro–région « doit se faire dans une cohérence globale et non pas dans une concurrence intercommunale ». Même si « des pôles structurels doivent être envisagés ».

Le Sud est sous les feux de l’actualité avec l’atterrissage de l’avion présidentiel à l’aéroport de Pierrefonds (créé grâce aux maires Elie Hoarau et André Thien Ah Koon, et la Région), l’inauguration d’une centrale photovoltaïque en présence du Président de la République et la venue de l’équipe de France de football. Cela permet à Krishna Damour, porte-parole du Collectif pour le développement de la micro–région Sud, de dire que cette micro-région où « l’immobilisme et l’incohérence étaient de mise a évolué favorablement ».
Dès lors, il appelle de ses vœux la transformation de l’aéroport de Pierrefonds en « un aéroport à rayonnement régional ». Ce qui nécessite d’« investir dans l’amélioration de la capacité d’accueil des passagers ». Une modernisation de l’aéroport de Pierrefonds qui « s’inscrit aussi dans une politique de développement touristique globale » liée à « l’amélioration de l’obtention des visas à destination du public des pays émergeants de l’océan Indien ». Le porte-parole affirme que, là, « la balle est dans le camp de l’Etat ». Cette spécialisation de Pierrefonds est aujourd’hui « une possibilité réaliste puisque l’obstacle de la distance entre le Nord/Ouest et le Sud est réduit grâce à la livraison de la route des Tamarins ».

Des investissements attractifs…

Après cette « période d’inertie et d’immobilisme structurel », il souligne la réalisation (ou très prochaine réalisation) d’investissements structurels attractifs. Il cite entre autres le campus professionnel de l’océan Indien qui a l’ambition d’accueillir 3.000 jeunes ; le développement de l’enseignement technique universitaire et d’ingénieries, même si cela a suscité des incohérences ; la motion de la CIVIS pour la réalisation du Tram-train de l’Etang-Salé à Terre-Sainte. Il complète par la pose de la première pierre du complexe nautique de Bois de Nèfles Coco ; le futur Centre observatoire satellitaire de Saint-Pierre ; le projet du Centre énergétique hydro-thermique ; l’ouverture prochaine de la déviation de Grands-Bois ; les travaux de la voie de contournement du centre-ville de Saint-Joseph…
Il fait également état du démarrage récent du chantier du nouveau pont de la rivière Saint-Étienne (80 millions d’euros). La quasi-totalité de ces projets est réalisée à l’initiative de la Région ou soutenue par la Région. Et là, Krishna Damour regrette que certains, sans doute à court d’idées, « n’hésitent pas à inscrire dans leur programme des Régionales la mise en chantier de ce pont. Alors même que les travaux ont commencé ».

Un quai de débarquement de navires de croisières

Il regrette l’attitude du député-maire du Tampon qui a refusé la réalisation de la rocade du Tampon. Laquelle « aurait permis la modernisation de l’axe Sud/Est tout en fluidifiant la traversée du Tampon ». Il précise « qu’avec la mise en chantier de la Rocade, du Pôle Océan ou du Zénith, il n’y aurait pas de crise du BTP à l’heure actuelle ». Il note que « le refus du projet de la Rocade est l’illustration d’une politique politicienne au détriment des Sudistes. C’est pourquoi nous disons que le Sud ne peut pas être l’objet de politique politicienne. Il appartient aux élus d’être responsables et à la hauteur de sa croissance démographique ».
Le porte-parole du Collectif pour le développement de la micro-région Sud plaide pour l’aménagement d’un « quai de débarquement de navires de croisières (…), dans le prolongement du port de plaisance de Saint-Pierre ». Un projet auquel il affirme œuvrer « en tant que conseiller municipal de l’opposition dans une démarche très constructive. Cela peut être réalisé dans le cadre de la SPLA dont Saint-Pierre fait partie ».
Il estime que « dans une union politique, le Sud doit se donner les moyens d’accueillir le Centre hospitalier universitaire (CHU) à Terre-Sainte. Ce que le collectif n’arrête pas de claironner, et cela bien avant Nicolas Sarkozy ». Il rappelle qu’à son initiative, un protocole d’accord pour le développement du Sud comprenant la création du CHU a été signé dans la perspective d’un rééquilibrage structurel.
Il note que « le développement du Sud est en marche ». Mais, pour le collectif, « cela doit se faire dans une cohérence globale et non pas dans une concurrence intercommunale ». Même si « des pôles structurels doivent être envisagés ».
Il conclut en disant que « mars 2010 n’est pas une fin, mais un essai comme en rugby. Et la transformation, c’est 2014 pour préparer 2025 ».

YVDE


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