L’invité(e)

« Les agriculteurs ont repris confiance »

Jean-Yves Minatchy, président de la CGPER

Céline Tabou / 13 juillet 2010

Le président de la CGPER revient sur le lancement de la campagne sucrière dans le Sud de l’île. Il met également en avant les problèmes liés au prix de l’engrais, et le coût de production.

Quelles perspectives avez-vous de la campagne sucrière de cette année ?

— Je souhaite indiquer que les agriculteurs ont repris confiance après le versement de la bagasse. Après les mauvaises campagnes qui ont précédé le cyclone Gamède, la campagne sucrière de cette année devrait résister à la crise, grâce à une pluviométrie plus généreuse qu’auparavant. En 2009, nous avions 950.000 tonnes de cannes à sucre, cette année nous attendons entre 950.000 et 970.000 tonnes dans le sud. Les perspectives sont plutôt bonnes.

Quelles sont les contraintes du secteur ?

— Le baisse du prix de l’engrais n’a pas permis de développer la culture réunionnaise. On a tenu bon et fait de nombreux appels. Maintenant que cinq sociétés se sont créées, la concurrence a permis une baisse des prix de l’engrais. Nous avons une baisse de moins 30% sur les engrais.

Cette année, comment sera portée la bataille de la mélasse ?

— Nous travaillons sur ce dossier depuis janvier. Aujourd’hui, 119.000 hectolitres d’alcool pur sont produits, ce qui représente une recette de 27 millions d’euros par an. Les planteurs reçoivent 60% de ce produit, et 40% pour les usiniers. Nous souhaitons que la marge pour les planteurs augmente, car cela fait 13,20 euros par tonne de cannes à sucre, dont 7,30 euros sont reversés aux planteurs. Ce n’est pas suffisant, car il y a de plus en plus de cannes, de fait, le prix devrait aussi augmenter.

Propos recueillis par Céline Tabou


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