L’invité(e)

« Nous sommes sur un pied d’égalité. C’est une autre gouvernance »

Bachil Valy, maire de l’Entre-deux et administrateur de la SPLA Maraïna

Manuel Marchal / 29 janvier 2010

Au sein du Conseil d’administration de la société publique locale d’aménagement Maraina, Bachil Valy représentera les communes de la Petite-Île, l’Entre Deux, la Plaine des Palmistes et Trois-Bassins. Il apporte un éclairage sur ce que la nouvelle structure pourra apporter à une commune rurale.

Que peut apporter à une commune comme la vôtre l’adhésion à la SPLA Maraina ?

- Dans les petites communes, nous avons des besoins concernant les rénovations d’écoles, la cantine scolaire. Avant nous avions accès à des fonds européens ou d’État mais aujourd’hui nos demandes restent lettres mortes. Et depuis 2008, nous constatons une chute considérable de notre investissement à l’Entre-Deux.
Avec la SPLA, nous pourrons avoir accès à une ingénierie et à des moyens financiers qui permettront davantage d’efficacité dans les dossiers.
Car dans les petites communes, nous manquons souvent de moyens pour monter au mieux les dossiers de nos projets.

Que signifie pour vous la création d’une telle structure ?

- C’est une évolution des institutions qui met en harmonie les projets de chacun. C’est aussi une volonté de défendre les projets des petites communes qui sont toutes touchées par un fort taux de chômage.
En effet, la SPLA met tout le monde sur un pied d’égalité, ce qui n’est pas le cas dans d’autres structures. Nous pouvons alors accéder aux dispositifs des grandes communes qui ont un potentiel fiscal très important.
C’est un autre type de gouvernance, nous sommes entrés dans le troisième millénaire, tout change à une vitesse grand V.

La SPLA Maraïna vous permet-elle de faire face aux incertitudes concernant l’octroi de mer ?

- Les incertitudes ne concernent pas seulement l’octroi de mer, mais aussi la taxe professionnelle qui est supprimée. Or, ce sont des ressources fiscales indéniables. Cela aura des incidences sur nos financements.
Même si l’octroi de mer concerne notre budget de fonctionnement, sa remise en cause aura des conséquences sur nos recettes globales. Comment faire alors pour investir ? Pour sortir des projets ?
Nous avons des priorités : l’assainissement, la mise en exploitation de nouvelles ressources en eau, l’électrification. Nous avons donc des besoins à anticiper.
Avec la SPLA, nous avons de nouveaux moyens pour faire face.

Propos recueillis par M.M.


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