L’invité(e)

Pascale D’anbelle, assistante d’éducation

Sophie Périabe / 11 août 2009

Hier matin, plusieurs dizaines d’assistants d’éducation ont manifesté devant les grilles du collège Beaulieu à Saint-Benoît, parmi eux, Pascale D’anbelle, assistante d’éducation depuis 1998 au collège de Terrain Fleury au Tampon. Le 31 août prochain, son contrat arrive à échéance et elle se retrouve au chômage après 11 ans de bons et loyaux services.

Pourquoi êtes-vous présente ce matin (ndlr : hier matin) ?
Nous n’avons toujours pas eu de réponses des élus et des parlementaires. Ce matin, on a donc décidé de se réunir une fois de plus afin d’interpeller les élus. Dans ce collège, certains contrats se terminent le 16 de ce mois-ci, mais nous ne baissons pas les bras.

Vous-même, depuis quand êtes-vous assistante d’éducation et en quoi consiste votre travail ?
— J’ai été “emploi jeune” pendant 5 ans puis assistante d’éducation pendant 6 ans au collège de Terrain Fleury. Pendant toutes ces années, j’ai travaillé avec les enfants, aide aux devoirs, aide pour trouver des stages, j’ai mené des actions sur la sécurité routière et autres. Parfois même, je remplaçais le CPE.

Votre contrat arrive à échéance le 31 août, comment envisagez-vous l’avenir à partir de là ?
— Pour l’instant, je n’ai toujours pas reçu de papier de fin de contrat alors que j’aurai du le recevoir 2 mois avant la date d’échéance. En tout cas, je refuse de travailler dans l’illégalité.
S’il faut intenter une action en justice, je le ferai.
Après le 31 août, ça va être très difficile de trouver un emploi, surtout en ces temps de crise ; d’autant plus que j’ai toujours travaillé.

Vous êtes combien à être sur la sellette au collège de Terrain Fleury ?
— On est 5. Il compte embaucher d’autres personnes après, mais seulement pour des contrats de 6 mois. Il n’y aura donc aucune continuité dans le travail, dans le suivi des élèves.
Pour les élèves difficiles, ça va être la porte ouverte à tout.
Ils ne se rendent pas compte pour l’instant, mais les parents verront aussi les répercussions d’une telle gestion. Il y aura vraiment aucun suivi des élèves.

Propos recueillis par S.P.


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