L’invité(e)

« Représenter les lycéens et la jeunesse réunionnaise »

Lucas Melean, membre de la délégation réunionnaise au Festival mondial de la Jeunesse

Céline Tabou / 30 décembre 2010

Secrétaire fédéral de l’Union nationale lycéenne, Lucas Melean s’est rendu en Afrique du Sud, avec la délégation réunionnaise, afin de faire connaître la jeunesse réunionnaise au Festival mondial de la Jeunesse et des Étudiants.

Pourquoi avoir accepté de participer à ce voyage ?

- Suite à la proposition du responsable fédéral, on était trois à vouloir partir, parce que c’est une chance inouïe. Après des discussions, j’ai été heureux d’apprendre que j’étais choisi par mes camarades de l’UNL. Vu l’ampleur de l’évènement, j’ai accepté, et je me suis intégré rapidement à la délégation, afin de représenter les lycéens, et la jeunesse réunionnaise.

Que pensez-vous du WFYS ?

- C’est impressionnant de voir autant de nations réunies ensemble. Il y a une telle cohésion entre les délégations, et les individus, que nous avons pu se rencontrer, échanger et communiquer des problèmes de chacun et des solutions que bon nombre d’entre nous partageons, et souhaitons mettre en place. Ce festival est une occasion pour moi, et pour les autres, de trouver des solutions à nos difficultés, mais cela m’a permis aussi de développer une réflexion sur les grands problèmes que nous rencontrons à La Réunion. Cela a également été l’occasion de voir ce qui se passe ailleurs, et de comprendre les combats et luttes des autres. Comprendre et connaitre, va nous permettre de mieux aborder nos propres problèmes.

Qu’as-tu pensé du festival ?

- Il s’agit d’un enrichissement personnel parce que ce festival m’a ouvert l’esprit, tant sur le plan syndical, que politique. J’ai rencontré des gens de différents pays et cultures, cela m’a donné une vision beaucoup plus globale du monde. Le seul bémol est que je m’attendais à plus de solutions aux problématiques comme le chômage, la pauvreté, un nouveau modèle de développement économique, et pas uniquement des témoignages, des comptes-rendus des problèmes rencontrés par chaque pays. En sortant de ce festival, il n’y aura pas de changement,s concrets vis-à-vis du colonialisme au Saharawi Occidental, ou en Palestine, ni de résultats concrets, encore moins de propositions, ni de solutions aux difficultés. Cependant, être confronté aux problèmes des autres, nous a permit de porter un regard autres sur nos problèmes, et sur les solutions que nous pouvons amener à notre échelle.

Propos recueillis par Céline Tabou


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