Le mot du CAUE

Montez vos marches avec sécurité !

Le mot du CAUE

CAUE / 12 février 2010

Un escalier ne se conçoit pas à la légère. Pour être confortable et pratique, il doit respecter un certain nombre d’exigences permettant de faciliter la circulation de l’ensemble des usagers. Voici tous les éléments auxquels vous devez penser pour ne pas manquer une marche !

Avant de réaliser un escalier, vous devez d’abord choisir le lieu où vous allez l’implanter (la trémie). Le plus souvent, c’est cet emplacement qui déterminera au final le type d’escalier. Par exemple, dans une trémie longue et étroite, l’escalier droit sera privilégié. Tandis que l’escalier 2/4 tournant s’installera plutôt dans une surface carrée.

La trémie vous permettra aussi de fixer les dimensions de l’escalier. Mais attention, pour que votre escalier soit accessible, il doit répondre à quelques caractéristiques dimensionnelles : la largeur minimale de l’escalier doit être de 80 cm, la hauteur des marches inférieure à 18 cm et le giron (distance entre le nez de marche de deux marches successives) supérieur ou égal à 24 cm. Cette dernière exigence est destinée, d’une part, à permettre un appui complet du pied sur la marche et, d’autre part, à limiter la pente de l’escalier pour prévenir les risques de chutes.

Dans le sens montant, afin d’éviter que le pied “accroche”, le débord du nez de marche, si débord il y a, ne doit pas excéder une dizaine de millimètres.

Combien de marches me faut-il ?

Il est très simple de calculer le nombre de marches dont vous aurez besoin. Il suffit de diviser la hauteur à monter par la hauteur de marche souhaitée (≤18 cm). Par exemple, pour une hauteur de 2,89m, il faudra compter 289 : 17 = 16,94 cm soit 17 marches de 16,94 cm (le nombre entier étant réservé au nombre de marches).

Modèles d’escalier : l’hélicoïdal en vogue

Le succès de l’escalier hélicoïdal est lié à ces trémies de plus en plus petites qui permettent d’éviter des pertes de surface. Cependant, cette solution n’est pas la meilleure, car si on gagne en surface on perd en confort. Souvent, la largeur minimale de l’escalier et du giron est réduite. De plus, l’escalier hélicoïdal peut se révéler au final plus cher qu’un escalier traditionnel.

La tendance à l’escalier contemporain s’affirme avec des matériaux tels que l’acier et l’inox, mais le bois reste largement employé car, en plus d’être un matériau sain et respectueux de la nature, il se marie harmonieusement avec les autres matériaux. Il est conseillé d’utiliser des bois durs, comme l’acajou, le chêne ou l’érable… Le pin, bois tendre, est à proscrire.

Le CAUE, Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262.21.60.86.


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