Libres propos

Pourquoi, s’agissant des motards, on ne parlerai que de certains cas, alors que…

Témoignages.re / 26 juillet 2010

Et pourquoi donc, des motards, on n’en parlerai que lorsque certains d’entre eux ont, sur la route, un comportement d’irresponsables ? Tel par exemple celui-là même qui, ce samedi, sur la « quatre voies » qui longe La Possession, se rabat brutalement pour prendre la bretelle qui mène vers la Mairie sans se soucier le moins du monde de la voiture qui roule sur à sa droite et qui va, en toute logique, s’insérer sur l’axe principal en direction de Saint-Denis. Vous l’auriez vu, le cyclotouriste évidemment sans casque, invectivant, et du geste et de la parole, l’automobiliste à ses yeux coupable ! Il y a des jours où l’on souhaite qu’il y ait juste devant deux gendarmes pour ramener à un peu de raisonnement certains de nos compatriotes !
Oui, pourquoi, s’agissant des motards, on ne parlerai que de ces cas alors que…
C’était l’autre mercredi. Il était 10h15 environ. Juste avant le tunnel de la Route du Littoral, je me glisse à gauche pour prendre, comme d’autres voitures, la voie de contournement qui mène au pont Vinh San. Un panneau nous invite à ralentir quelque peu, la forte courbe qui tourne vers la droite le justifiant amplement. Ce jour-là, c’est plus confirmé que jamais, vu qu’une automobile est en panne sur l’étroit bas coté, juste devant. Tout comme le conducteur qui me précède, machinalement, je mets mon clignotant et m’apprête à mordre moi aussi sur la voie de gauche. C’est alors que je vois dans mon rétroviseur deux motos qui remontent la file de voitures. Leurs pilotes avaient sans aucun doute le temps de passer. Ils ne le firent pas, respectant l’autorisation de doubler qui avait été sollicitée auprès de tous les véhicules qui suivaient. J’ai apprécié.
Ce petit, ce tout petit geste de simple civisme mérite-t-il qu’on en parle et qu’on y consacre un peu de notre attention ? A chacun d’en juger. A chacun d’en juger, en pensant à ces accidents stupides qui parfois, qui souvent, se terminent tragiquement. On n’hésite pas alors, et avec raison, de parler de comportements irresponsables. Et, avec raison, les tribunaux sanctionnent les coupables quand ceux-ci sont, eux, restés en vie pendant que leurs victimes, elles, reposent six pieds sous terre !
Voilà, j’en ai terminé. Il me tenait à cœur d’écrire dans notre journal qu’il y a aussi, et probablement surtout, des gars biens dans le grand monde des motards. Et c’est heureux tant l’avenir des déplacements individuels, dans notre île comme dans bien des lieux de la planète, passe par les deux roues, qu’ils soient ou non motorisés, et que, pour les grandes distances, une bonne moto pilotée par un vrai motard, il n’y aura jamais rien de mieux.
Je cherche la transition pour vous emmener dans le Sud où, samedi soir, dans les locaux du "Mahavel" à Bois d’Olive, les inimitables et incontournables frères jumeaux, Jacques et Henri De Balmann , avaient invité quelques uns de leurs proches pour fêter leurs 120 ans à eux deux ! On chanta, on dansa, on dîna sans retenue. Mais, du moins pour ceux ou celles qui avaient la charge de conduire pour rentrer chez eux sur le coup de 1 heure du matin, on sût boire avec parfaite modération. Comme pour les motards qui savent se tenir sur la route (ou pour les trains et les avions qui arrivent à l‘heure et dont on ne parle jamais puisque cela est normal !), il y a des femmes et des hommes, bien plus nombreux qu’on le croit, qui, au volant de leur voiture, tiennent à justifier leur image de citoyens responsables. Et l’ami Jacques, qui téléphonait le lendemain après-midi à ses invités pour vérifier qu’ils étaient bien rentrés, pourrait le confirmer.
Deux mots encore pour noter et saluer les propos tenus par la nouvelle direction de la FNTR et que "Témoignages" a relatés dans son édition de samedi. « La situation est grave…Les transporteurs routiers sont touchés de plein fouet par la crise…On nous promettait une relance de l’activité au 1er semestre 2010. Nous sommes déjà au second semestre et personne n’est capable de nous dire quelles sont les perspectives…Plus de 150 sociétés ont été fermées ces trois dernières années, et ça ne va pas s’arrêter… » Voilà quelques-unes des vérités qu’a rappelées Bernard Caroupaye , le nouveau président de la section locale de la Fédération Nationale des Transporteurs Routiers. Lequel pose à qui de droit les questions qui s’imposent à ceux qui ont tant et tant promis…

Raymond Lauret


Kanalreunion.com