Point de vue

Allons-nous vers l’installation de la caméra vidéo dans les salles de classe ?

Point de vue

Témoignages.re / 5 juin 2013

On en installe partout, dans les villes, dans les cités de quartiers, les lieux publics et les sites administratifs dits sensibles. Certains établissements d’enseignement secondaire manifestent la volonté de protéger leurs personnels et leurs élèves par l’installation de caméras pour assurer leur sécurité à l’école, quand d’autres restent encore réticents au nom du respect de la personne et de la vie privée.

Les parents d’élèves s’inquiètent de plus en plus de l’insécurité régnant autour et à l’intérieur du collège. On sait déjà les brimades subies par certains élèves parce qu’ils sont minoritaires, parce qu’ils viennent de familles riches, parce qu’ils sont faibles ou sont de cultures étrangères à celle du pays d’accueil. Les parents n’ont plus confiance en les adultes qui encadrent et éduquent les enfants. La légèreté dont ont fait preuve certains enseignants ces dernières années renforce leur crainte et leur perte de confiance en ces adultes qui ont pour mission de former des citoyens capables d’assurer la relève des anciens, dans leurs tâches au quotidien. Des rackets, des humiliations, des abus sexuels, des viols, tous sont présents dans le milieu scolaire, qui a besoin d’une vie apaisée, surtout pour offrir des conditions décentes d’apprentissage. La famille hyper protectrice croit et couve sa progéniture dont la parole peut certaines fois être mise en doute. On constate un grand changement au niveau des comportements des enfants. Ils n’écoutent plus rien, certains n’arrivent pas en classe sereins, ils sont déjà sous l’emprise de la drogue et ne sont donc pas aptes à travailler. Toute une confusion de genres commence à se faire dans cet amas de désordre où l’adulte n’occupe plus sa place, et l’enfant joue et triche avec le règlement intérieur de l’établissement parce que le corps enseignant et l’encadrement ont failli à leur responsabilité. Tous n’ont pas su adopter le comportement qu’il faut de responsables, ni dire des vérités aux enfants scolarisés. Parfois, c’est par certains comportements qu’ils s’éloignent de leurs missions. Dès lors, on peut cependant comprendre, sans tolérer, les agissements, les comportements, les chahuts incessants et intolérables de certains élèves, qui finissent par des pugilats, parfois dans les classes, quand cela n’a pas été fait plus tôt dans la cour de récréations.

L’insécurité, redoutée, dénoncée par les parents d’élèves, est surtout celle dont sont auteurs les adultes irresponsables, à qui sont confiés les enfants. Comment pourrions-nous interpréter les agissements de quelques éducateurs, formateurs, enseignants, assistants d’éducation qui usent de leur position de détenteurs de pouvoir pour poser des actes répréhensibles de pédophilie ? Leurs comportements engendrent des conséquences scolaires (décrochages, absentéisme...), mais aussi psychologiques à long terme (des tendances dépressives, une faible estime de soi, le dégoût d’une vie sentimentale…). Ce climat d’insécurité n’est pas favorable à l’établissement de conditions de paix chez les adolescents perturbés. Qu’un formateur ou qu’un fondateur d’une association chargée d’assurer la formation de jeunes déjà en difficulté scolaire se donne aux actes de pédophilie sur des mineurs, cela laisse pantois, et mérite qu’on fasse obtenir une meilleure protection des jeunes dans l’intérêt de tous. Certains adultes, de par leurs attitudes, laissent la porte ouverte à des débordements et à des situations ingérables, qui semblent être des concerts qui ont l’air de « où-ça-nous-ça-va ».

Le souci du maintien d’une ambiance studieuse à l’école et l’inquiétude des parents face aux risques de pédophilie ne donneraient-ils pas l’idée, pour couper court à tous soupçons, à tous les abus d’autorité ou à tous les manquements d’élèves, d’introduire dans les écoles, jusqu’aux salles de classe, la caméra vidéo ?

Puisqu’on est déjà fiché et surveillé de partout, ne serait-il pas qu’un pas de plus à franchir avec courage en introduisant la caméra vidéo en classe, tout en respectant la vie privée du citoyen, à garantir la sécurité des personnes et des biens dans ce lieu où tout est susceptible de se passer en bien comme en mal et où, certaines fois, les témoignages et les commentaires sur les évènements dans les classes manquent d’objectivité. Si dans les lieux publics, les commerces et même les stades, ou les lieux de loisirs, sont installées des caméras de surveillance, qui ne gênent apparemment et n’inquiètent personne, surtout les “honnêtes gens” qui n’ont rien à se reprocher de leurs attitudes, l’installation des caméras dans les lieux scolaires fera suite à la volonté de sécurisation des conditions de transmission et de déroulement des cours. Les zones d’ombre qui couvrent l’école s’éclaireront, et on pourra désormais rendre plus visible tout ce qui est mené avec justesse et droiture d’esprit pour parfaire la formation des jeunes. L’introduction de la caméra aura un impact sur les comportements et attitudes de tous les partenaires de l’école. Ainsi sera rendu un service à ceux qui s’inquiètent de la sécurité de l’enfant, des conduites effrayantes et irritables des adultes, puis se modérera le jugement de ceux qui n’y mettent pas souvent les pieds pour constater les comportements des élèves en classe.

Bienvenu H. Diogo


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