Point de vue

Les accents manquants dans l’orthographe du français.

Point de vue

Témoignages.re / 22 juin 2011

AAccent ajouté sur des mots français
Un accent est ajouté dans quelques mots français où il avait été oublié ou dont la prononciation a changé. Parfois, deux prononciations sont possibles.
Notons que la forme "féérique" par exemple avait deux prononciations : "fé" ou "é- ; é-". Pour refléter la deuxième prononciation déjà admise, les rectifications permettent maintenant d’accentuer le second é : féérique. On choisit la forme commençant par fée- ou par féé-, selon la prononciation désirée (les deux sont possibles). C’est pareil pour féerie/féérie.
Exemples :
é : réfréner, asséner, gélinotte, québécois.
è : louvèterie, gobelèterie
On citera comme mots ayant deux prononciations permises, avec le son "e" ou le son "è" : papeterie/papèterie ; marqueterie/marquèterie ; parqueterie/parquèterie ; D’autres mots ont des prononciations permises avec le son "e" ou le son "é" gangreneux/gangrèneux, receleur/recéleur ; vilenie/vilénie.
Les deux prononciations étant possibles, on emploie la forme déjà admise avec e sans accent si on prononce "e", mais on ajoute l’accent grave manquant pour rectifier le mot si on prononce "e".

B - Les mots en –iller ou en –illiè
Les finales –illier , -illière sont remplacées par les finales –iller et –illière, lorsque I qui suit les deux I ne s’entend pas.
Exemples : -illier ; -iller : joailler/joaillère ; marguiller/marguillère

- illière ; illère : quincaillier/quincaillère, serpillère
Ce sont des mots qui riment avec poulailler ou conseillère. Les deux I se prononcent comme dans fille. On conserve le suffixe -Ier dans les noms d’arbres, d’arbustes et des végétaux, par analogie avec d’autres noms en botanique ayant ce même suffixe.
Exemples : groseillier, sapotillier, vanillier.

C - Simplification des consonnes doubles
La simplification concerne, les verbes en –eler ou –eter, la consonne qui suit un e instable dit "e mue" et les mots anciennement en -olle avec les verbes anciennement en –otte.
1-Les formes conjugués des verbes en –eler ou –eter s’écrivent avec un accent grave et une consonne simple devant une syllabe contenant un e dit muet. Les dérivés en –ment de ces verbes suivent la même règle. Ainsi les verbes en –ler et en –eter se conjuguent sur le modèle de geler (il gèle) et d’acheter (il achète), c’est–à-dire avec un accent grave (-èle et –ète) devant une syllabe contenant un e instable (dit e muet, et non avec la consonne double)
Cependant sont exceptés : appeler, jeter et leurs composés (y compris interpeler), tous bien implantés dans l’usage , qu’on continue de conjuguer avec une consonne double devant "e".
(j’appelle, je rappelle, je jette, j’interpelle , je projette ….)
Des exemples de consonnes doubles :
-conjugaison –elle ; -èle : je chancèle, je harcèle, il détèle sur le modèle de il pèle…,
-conjugaison en –ette ; -ète : il époussète, ils cachèteront… il étiquètera sur le modèle de il achètera
-des dérivés en –èlement, -ètement : on ruisselle, ruissèlement ; on nivèle, nivèlement ; on renouvèle, renouvèlement, etc.
2 - La consonne qui suit un e instable est simple
La consonne est simple (non double) après le son "e" (e muet).
Les exemples : lunette/lunetier, dentelle/dentelier ; dentelière, prunelle/prunelier ; sur le modèle des séries noisette/noisetier, chamelle/chamelier ; interpeler, interpelons, en interpelant, etc.
Certains mots ont plus d’une prononciation permise, comme lunetier ou lunettier. Les deux orthographes sont alors possibles : on emploie un simple t si on prononce "e".

C - La consonne simple avec les mots en –ole et en –oter et leurs dérivées.
On écrit avec une consonne simple les mots en –ole et en –oter, et leurs monosyllabiques
Les mots anciennement en –olle et les verbes anciennement en –otter s’écrivent avec une consonne simple, de même que leurs dérivées. Exceptions faites aux mots monosyllabiques colle, folle, molle et leurs dérivées tels que contrecoller, glycérocolle, ainsi que les mots formés sur une base en -otte, par exemple botter(famille de botte).qui sont bien implantés dans l’usage.
Exemples
-olle ; -ole : girole, fumerole, corole
-otter ; -oter : balloter, ballotage, ballotement ; cachotier, cachoterie, cachotier ; frisoter, frisotis ; greloter, grelotement.
Enfin, la graphie la plus simple est privilégiée lorsque plusieurs formes sont en usage.

Bienvenu H. Diogo


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