Point de vue

Les réseaux sociaux nous sont-ils d’une grande utilité ?

Témoignages.re / 23 octobre 2013

Aujourd’hui, tous les moyens de communication, d’expression, de promotion ou de prospection traditionnels connaissent de plus en plus de limites avec l’avènement des réseaux sociaux. Facebook, Google+, Linkedin, Twitter, Viadéo ou Pinterest ou autres, permettent d’entrer en relation, d’échanger de partager, d’écouter tout et partout et d’entrer en contact avec le monde.

La lettre, l’édition d’un livre à titre d’auteur, les annonces dans les annuaires professionnels, les mailings, tous ces traditionnels moyens de communication se raréfient avec la révolution des réseaux sociaux. Un nouvel outil de communication rapide qui atteint une grande masse d’individus à travers la planète transforme les relations humaines, de même que la manière de faire des affaires pour les entreprises. Les réseaux sociaux sont devenus des moyens indispensables de communication pour les politiques, les individus, les hommes d’affaires, qui s’en servent à bon escient pour faire connaître leurs idées ou leur point de vue, d’imposer leur opinion ou de racoler à leur cause, certains hésitants. A tout moment, par le réseau social, un chef peut entrer en conférence avec ses salariés, communiquer avec ses clients, donner son avis et recueillir des points de vue différents pour faire marcher ses affaires. Les individus aussi peuvent partager des passions, faire des annonces, rencontrer des personnes ou vendre des objets sur la toile. Les réseaux sociaux entrent dans les foyers et bouleversent les relations humaines. Aussi spécialisé les uns que les autres, leur choix d’utilisation se fait en fonction des besoins et de nos objectifs. Un réseau social peut être utilisé pour la recherche d’emploi, pour faire du markéting, pour recruter, pour lancer une activité ou pour rechercher de personnes disparues. Autant de possibilités sont exploitables à partir de cet outil.

Des réseaux aux objectifs précis

Les réseaux sociaux peuvent être des outils pour détecter les concurrents et mesurer leur importance auprès d’un marché. Ils sont aussi des moyens qu’utilisent nombre de recruteurs pour s’attacher les services de meilleurs cadres pour la performance de leur entreprise. Ils concurrencent avec les modes d’informations traditionnelles qui perdent en crédibilité en voulant imposer leur diktat. Aujourd’hui, les internautes donnent plus vite les scoops bien avant les médias traditionnels et institutionnels. Ils acquièrent un pouvoir d’efficacité à tel enseigne que certains médias les consultent souvent avant parution de certaines de leurs informations. Certains journalistes prudents vérifient leurs sources après réception de l’information sur le net en consultant les réseaux sociaux. L’information n’est plus rendue par les médias traditionnels, elle vient aujourd’hui des internautes, qui les recueillent, les véhiculent et les répandent sur les réseaux sociaux. Sur les réseaux internet, Facebook ou Twitter, un bon nombre d’internautes construisent en toute indépendance des liens de manière très discrète imposant ainsi leur pouvoir d’information. Il existe cependant un problème, car parfois ces informations peuvent contenir des erreurs qui causeraient tort à un individu ou à un groupe ou à la réputation d’une personne. Facebook par exemple est un réseau public lu et consulté par un grand nombre de « facebookeurs ». Ce réseau crée de l’influence par sa capacité à atteindre un grand nombre des gens sur la planète. La rapidité et la massification des messages présentent autant d’avantages que d’inconvénients pour ses utilisateurs. Ce réseau présente ainsi une influence qui peut être positive quand il faut dénoncer certains abus ou mettre à nu ce qu’on veut nous cacher, et négative, quand il peut créer une sorte de suivisme en imposant une manière de faire, un mode de se vêtir ou de parler, quand il ne permet pas de penser et de réfléchir. Il n’offre pas la possibilité de passer du virtuel au réel.

Le réseau social devient une arme de manipulation des masses dont se servent les politiques pour véhiculer leur idéologie, ou faire des appels à mobilisation d’une population autour d’un projet. Tous les prétendants à une responsabilité publique en font leurs armes de conquête du pouvoir. Le président américain s’en est servi pour conquérir le pouvoir lors des deux dernières élections présidentielles dans son pays. Les réseaux sociaux sont considérés comme de réseaux de résistance comme d’influence, ils apparaissent de nos jours comme des médias de contre-pouvoirs qui vulgarisent l’information en la démocratisant.

Un relais d’opinion

Le réseau social peut paraitre un réseau d’influence. L’internaute qui s’y inscrit veut être connu et reconnu, or un réseau traditionnel comme les clubs de service est tourné vers un but autre ! Enfin, les objectifs semblent ne pas être les mêmes. En revanche, le réseau social apporte un lien géographique dans un monde globalisé. Le savoir et la réflexion ne sont plus réservés à une caste, mais vulgarisés librement sur le web. Certes, parfois ils peuvent être transmis de façon un peu désordonnée et incontrôlable, si bien qu’on a besoin de les vérifier et de les trier. Autrement dit, les réseaux sociaux semblent être une source rapide d’informations intarissables qui transmettent de nouvelles idées, de nouvelles tendances. Grâce à leur autonomie et leur indépendance, on peut évaluer le taux de satisfaction ou de mécontentement d’une population, mesurer les goûts des consommateurs, l’adhésion ou le désaveu de la politique d’un dirigeant politique. Le réseau social, lorsqu’il n’est pas détourné pour des fins inavouées, crée et sert les débats citoyens et sert d’indices de baromètre de progression de part de marché des entreprises par rapport aux concurrents.

Bienvenu H. Diogo


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