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Comme des élus du TCO...

24 avril 2006




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Les marchés informatiques de la CIVIS ont-ils été truqués ? Le “Quotidien” ne craint pas de l’affirmer en première page de son édition de vendredi tandis que le “JIR” du même jour se limite à ne parler que "d’enquête préliminaire". Je m’en tiendrai, en ce qui me concerne dans mon “libres propos” de ce lundi, à cette seconde attitude, présomption d’innocence oblige. Cependant, j’ai une crainte, une crainte énorme : que le souci de la Chambre régionale des Comptes et de la Justice se limite à seulement rechercher d’éventuelles malversations, à les dénoncer et à sanctionner de manière exemplaire les coupables. Ce serait bien, cela serait nécessaire. Mais serait-ce suffisant ? Les dérives comme celles que les enquêteurs semblent rechercher pour qu’elles trouvent, s’il s’avérait qu’elles sont effectives, leur traduction pénale, ne sont pas rares. Elles sont le fait d’hommes - élus et non élus - qui confondent le bien de tous avec leurs phantasmes et leurs appétits de vie aisée et facile. De ces dérives, on en trouve dans la vie publique comme dans la société civile. La loi et la morale les interdisent et les sanctionnent au nom de la société. Il y a cependant d’autres dérives que la morale et la société condamnent mais que la loi permet. Nous les avons à plusieurs reprises, ici même et autrefois en d’autres lieux, déjà évoquées. Nous l’avons fait quasiment seul, seulement entouré et encouragé par quelques poignées d’amis ou de simples connaissances. Et puis, au début de ce mois d’avril, M. Pierre Leyral, journaliste au “JIR”, a rejoint les quelques personnes qui n’hésitent pas à en parler. Pierre Leyral, en annonçant alors que la Chambre régionale des comptes stigmatisait certains des aspects de la gestion de la CIVIS, relevait que les EPCI (Établissements publics de coopération intercommunale) regorgent d’élus “grassement” rémunérés alors qu’il est connu que ces rémunérations ne correspondent pas, très... très loin s’en faut, à un quelconque travail. C’est un scandale qui justifie à lui seul que des citoyens mal lotis veuillent bousculer et contester un ordre établi qui protégerait cela. Or, les indemnités des élus de collectivités publiques dont la structuration fait qu’elles ne demandent à ces derniers qu’un tout petit peu de présence (et encore !), ces indemnités, disais-je, sont reconnues voire recommandées par la loi. Elles ont même fait l’objet en juillet 2004 d’un décret permettant qu’elles soient substantiellement augmentées. L’honneur des élus du TCO, alors, a été de refuser de s’y conformer. Mais, certains l’ont pensé et dit, il faut être (“cons comme”) des élus de l’Ouest pour résister à une telle invitation couverte par la loi.
Et que de cela, ni la Chambre, ni la Justice n’en disent mot, voilà qui montre qu’il y a au moins une révolution qui reste à faire.

R. Lauret

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