APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Les limites d’un modèle démontrées par la crise de la SA HLM Guyane — 2 —
8 août 2009

Sans être subventionné par les pouvoirs publics, il est très difficile de payer le loyer d’un logement social lorsque l’on est allocataire du revenu minimum. Pour faire baisser le prix du loyer, une première piste est de faire baisser le prix du logement. Des solutions existent déjà.
Aujourd’hui, un logement social intégrant des normes d’économie d’énergie peut être livré pour 2.000 euros le mètre carré. Donc un logement neuf de 80 mètres carrés vaut 160.000 euros. Avec un tel prix, il n’est guère étonnant que les loyers dépassent 100 euros.
Pour arriver à proposer des loyers compatibles avec les capacités contributives des Réunionnais, il est important de réfléchir à des moyens pour construire moins cher.
Tout d’abord, il faut souligner que tous les ans, des milliers de logements sont construits sans faire appel à la moindre subvention, et sont ensuite habités par des familles qui ne demandent pas d’allocation logement. La construction de ces logements fait appel à la solidarité familiale et vicinale, elle est une réponse spontanée à l’impossibilité de l’État à faire respecter la loi, qui reconnaît à chaque citoyen le droit à un logement.
Afin d’éviter les dérapages et le gaspillage de foncier, pourquoi l’État ne choisirait-il pas l’option de créer les conditions pour encadrer ce type de construction ? Cela serait une partie du problème qui pourrait être ainsi résolu, en s’appuyant sur le savoir-faire réunionnais.
Mais pour le reste, comment faire pour baisser les prix ?
En 2006, le gouvernement avait lancé un appel à projet pour construire moins cher : CQFD (coûts, qualité, fiabilité, délais). Plusieurs lauréats ont été retenus. Tous permettent des gains de temps importants par rapport à une opération classique, et un coût au moins divisé par deux. Mais la technique de fabrication est différente. Il s’agit d’assembler des éléments préfabriqués en usine. Un projet est même capable de livrer en deux mois, pour 500 euros le mètre carré, une opération de 50 logements, dont 46 en duplex.
Concernant la question du foncier, il est possible à La Réunion de construire sur du foncier déjà utilisé pour d’autres tâches. Les immenses parkings des centres commerciaux peuvent être valorisés de cette façon.
(à suivre)
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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