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17 août 2009
Comme pour la noyade, le risque de défenestration n’est pas perceptible par le jeune enfant. En s’appuyant sur les résultats inquiétants d’une étude française, l’Institut de Veille sanitaire (InVS) sonne l’alarme. Objectif : mieux prévenir. En Ile-de-France entre mai et septembre 2005, les auteurs ont recensé 67 « chutes de grande hauteur » aux conséquences souvent graves : 7 ont entraîné la mort (10%) et 8 ont été suivies de séquelles (12%).
Plus de 7 fois sur 10, la chute a concerné un enfant de moins de 6 ans. Et plus de la moitié des familles concernées est d’origine étrangère. L’accident survient le plus souvent aux heures des repas, en présence d’au moins un membre de la famille (79%). Dans 68% des cas, l’enfant est tombé d’un ouvrant sans protection, s’aidant pour cela d’un meuble — son lit, une chaise ou une table — ou d’un jouet.
« Ces chiffres soulignent l’importance des campagnes de prévention à destination des familles comptant des enfants en bas âge », explique-t-on à l’InVS. Mais ils doivent aussi « inciter à réviser la réglementation portant sur les éléments matériels devant empêcher ces accidents ».
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