APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Destination santé
8 juin 2010

Chaque jour nous sommes soumis au bruit – au travail, au domicile, dans la rue. Et nous choisissons même parfois, d’en rajouter : en concert, en boîte de nuit, avec l’autoradio à fond dans la voiture, ou le baladeur dans le métro. Gare aux conséquences à long terme ! Mieux vaut penser prévention...
Les cellules ciliées de l’oreille interne détectent les vibrations sonores avec une sensibilité extrême. Cependant, l’exposition à des niveaux de bruit excessifs entraîne (1) leur dégénérescence, voire leur mort. En plus de ses conséquences sur la fonction auditive elle-même, le bruit impacte également la qualité de vie en général : troubles du sommeil, augmentation de la pression artérielle, irritation, stress…
L’intensité d’un son se mesure en décibels (dB). Ainsi une conversation à voix chuchotée a-t-elle une intensité de 30dB, une conversation à voix normale de 55dB, alors qu’un aspirateur monte à 70dB. Au travail le port de protections devient obligatoire à partir de 85dB et le niveau maximum autorisé dans les discothèques est de 105dB. Pourquoi ? Parce qu’entre 85dB et 105dB, les sons deviennent nocifs pour l’appareil auditif en cas d’écoute prolongée. Au-delà, ils peuvent provoquer rapidement une surdité ou des acouphènes. Ne croyez pas être à l’abri : ces troubles auditifs concernent 6 millions de Français.
Le risque lié au bruit dépend de deux facteurs : le niveau sonore et la durée d’exposition. Ainsi, un temps d’exposition de 40 heures par semaine à 80dB est considéré comme acceptable. A 89dB, il tombe à 5 heures par semaine, et à 100dB, il ne doit pas dépasser 15 minutes par jour !
La sensibilité au bruit est individuelle, et il est bien difficile d’évaluer son niveau personnel de sensibilité. Pour limiter les risques, attachez-vous à suivre ces quelques conseils :
- autant que possible, réduisez le volume de l’autoradio, des chaînes Hi-Fi et baladeurs numériques ;
- limitez votre temps d’exposition au bruit ;
- en concert ou en boîte de nuit, éloignez-vous au maximum des sources sonores ;
- dans ces mêmes cas, faites régulièrement des pauses de cinq à dix minutes dans un environnement sonore plus calme ;
- portez aussi des protections : il existe de nombreux “bouchons d’oreille”, qui permettent d’atténuer le volume sonore perçu, tout en continuant à profiter de la musique… et des “bonnes vibrations” ;
- consultez régulièrement un ORL pour mesurer votre capital auditif, et faites-le systématiquement dans les heures suivant un traumatisme sonore. Notamment si vous avez le sentiment de souffrir d’acouphènes. Avoir les oreilles qui sifflent 24 heures après un concert, ce n’est pas normal !
(1) conférence de presse Sperian, 5 mai 2010
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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